Budget 2020 : « un risque de non-conformité » pour l’UE



Jeudi 21 Novembre 2019
Paolo Garoscio

Adopté par l’Assemblée nationale mardi 19 novembre 2019 en première lecture, et attendu au Sénat, le Budget de la France inquiète l’Union européenne. Mercredi 20 novembre 2019, la Commission européenne a estimé qu’il présentait « un risque de non-conformité » avec les règles budgétaires de l’UE, notamment en matière de déficit.


pixabay/Capri23auto
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Huit pays mis en garde dont la France

La Commission européenne a donné son avis sur les budgets 2020 de l’ensemble des pays de l’Union et huit semblent lui poser quelques problèmes. L’Italie, la Belgique, la Finlande, l’Espagne, la Slovénie, la Slovaquie, le Portugal et la France ont donc été épinglés. La France, notamment, aurait présenté un budget qui risque de ne pas être conforme à la règle des 3 %, déficit maximum autorisé pour les États-membres sous peine de sanctions financières.

C’est Pierre Moscovici, Commissaire européenne aux Affaires économiques, qui tire la sonnette d’alarme. Il estime que quatre de ces huit pays, parmi lesquels l’Hexagone, ont fourni un effort pour réduire leurs dépenses publiques « inférieur à ce qui est recommandé ». Pour l’instant, aucune inquiétude à avoir pour le gouvernement, mais il est certain que des discussions entre Paris et Bruxelles seront à l’ordre du jour.

La dette française dépassera les 99,2 % du PIB

Les quatre pays épinglés par la Commission pour ce manque d’efforts, la France, l’Italie, la Belgique et l’Espagne, «  ne prévoient aucun ajustement budgétaire significatif ou même une expansion budgétaire: cette situation est inquiétante », précise le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis.

Le déficit de la France devrait être de 2,2 % en 2020 et 2021, selon la Commission et à croissance constante. Un ralentissement de la croissance pourrait donc lui faire dépasser la barre des 3 %… et la situation économique reste instable.

De fait, le risque de voir la dette de la France dépasser la barre symbolique des 100 % du PIB est réel : les estimations prévoient déjà une dette de 99,2 % du PIB pour l’Hexagone en 2021.




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