Casino en crise avec des pertes monumentales



Jeudi 29 Février 2024
Aurélien Delacroix

Le groupe Casino traverse la période la plus sombre de son histoire, avec des pertes record s'élevant à 5,66 milliards d'euros pour l'année 2023. Ces chiffres, publiés sous l'égide de Jean-Charles Naouri, PDG sur le départ, marquent un tournant critique pour l'entreprise.


Une année noire pour le groupe Casino

Avec une dette financière qui atteint les 6,2 milliards d'euros à la fin de l'année, le distributeur français peine à retrouver son souffle malgré une restructuration en cours et la cession de plusieurs de ses hypermarchés et supermarchés.

Le groupe Casino, en procédure de sauvegarde validée par le tribunal de commerce de Paris, s'apprête à passer sous le contrôle de Daniel Kretinsky et son consortium fin mars. Cette nouvelle étape pourrait être décisive pour l'avenir de l'enseigne. Toutefois, le chemin de la relance s'annonce long et semé d'embûches. 

La récente cession de 288 grandes surfaces à Intermarché et Auchan, bien que nécessaire, ne semble pas suffisante pour redresser une situation financière désastreuse. Le chiffre d'affaires de l'entreprise, en baisse de 3,7 % par rapport à 2022, reflète les difficultés rencontrées malgré une inflation des produits alimentaires favorisant théoriquement le secteur.

Un sauvetage en cours, mais des défis demeurent

Le groupe Casino, désormais concentré sur ses enseignes premium comme Monoprix, Franprix, et ses petits magasins de proximité, ainsi que sur Cdiscount, affiche toujours des pertes significatives. Ces résultats mettent en lumière les enjeux auxquels doit faire face Philippe Palazzi, le futur directeur général désigné par Kretinsky. 

La perte de valeur des magasins Monoprix et Franprix et le recul du résultat opérationnel courant de 60,6% en sont des exemples frappants. Ces difficultés surviennent dans un contexte où le groupe a communiqué sur la cession de 1,4 milliard d'euros d'actifs en 2023, incluant notamment sa participation dans l'enseigne brésilienne Assai.

L'annonce du plan de sauvetage, prévoyant une réduction significative de la dette et l'injection de capital frais, représente une lueur d'espoir. Cependant, les perspectives financières restent incertaines, le groupe n'ayant pas publié de prévisions pour 2024. La restructuration financière envisagée, avec une dilution importante des actionnaires actuels, soulève des questions sur le futur de Jean-Charles Naouri et la stratégie à long terme du groupe.








Retraites des agriculteurs : cap sur les 25 meilleures années

04/12/2025

Transmission d’entreprise : le mur générationnel qui menace le capital productif français

27/11/2025

ArcelorMittal : les députés veulent la nationalisation du sidérurgiste

20/11/2025

Petits colis : Bruxelles veut mettre fin à l’exonération douanière

13/11/2025

PLFSS 2026 : l’Assemblée s’attaque à la fiscalité de l’alcool

06/11/2025

Autorisation de découvert : comment une directive européenne redessine le modèle des banques

30/10/2025

France Travail : les jeunes pourront bientôt bénéficier plus facilement de l’Assurance chômage

23/10/2025

Airbus devance Boeing et consolide sa suprématie industrielle

16/10/2025
Facebook
Twitter