François Hollande : du "pédalo" au "rétro pédalage"



Jeudi 31 Octobre 2013
Jean-Baptiste Le Roux

L'exécutif est-il si sensible que ça à la revendication ? Si l'on en croit les évènements autour du mariage homosexuel, on pourrait dire que non. Cependant, force est de constater que sur les sujets économiques, seule la loi du "un pas en avant, un pas en arrière" prime actuellement… Petit florilège d'exemples.


Le gouvernement semble naviguer à vue.
Le gouvernement semble naviguer à vue.
Le salaire des patrons par exemple, une promesse de campagne de François Hollande. En juillet dernier, Pierre Moscovici nous promettait une loi pour réguler "certaines pratiques excessives". Dix mois plus tard, le ministre des Finances annonçait l'abandon du projet de loi, préférant un durcissement du code promis par le patronat. C'est finalement cette seconde option qui a été choisie, celle du "say on pay", où les actionnaires peuvent se prononcer sur la politique de rémunération des patrons.

L'épisode des pigeons. Ces volatiles ont tellement volé dans les plumes du gouvernement qu'il finit par reculer, en quelques jours seulement, sur la nouvelle taxation des plus-values lors de la revente d'une entreprise. Finalement les entrepreneurs bénéficieront du système actuel, soit 34,5 % de taxation contre les 60 % attendus.

Vient ensuite la TVA sociale, ou plutôt le "un pas en arrière, un pas en avant". Interrogé sur France 3, le 23 septembre 2012, le ministre des Finances déclare : "non, la TVA n'augmentera pas. La CSG n'augmentera pas, le livret A ne sera pas fiscalité, les retraités ne seront pas davantage taxés." Et finalement, contre toute attente, on apprend le 6 novembre la mise en place de trois nouveaux taux de TVA, soit 5, 10 et 20 % à la place des 5.5, 7 et 19.6 %.

Dernièrement, la taxation des PEA, PEL et contrats d'assurance vie faisaient beaucoup parler d'elle. Finalement le gouvernement a fait marche arrière, tout comme pour l'écotaxe, reportée cette semaine du fait de la révolte bretonne. Jean-Vincent Placé, le patron des sénateurs EELV, déclarait à ce sujet que si le gouvernement recule sur l'écotaxe, il ne faut pas s'étonner s'il n'a plus autorité sur rien. La question reste entière...








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