Quand le travail ne suffit plus à protéger le pouvoir d’achat
Le 4 février 2026, l’institut Elabe a publié pour BFMTV une enquête consacrée au travail et à sa rémunération réelle. À travers ce sondage, une question centrale émerge : travailler permet-il encore d’améliorer durablement son niveau de vie dans un contexte économique tendu, marqué par l’inflation et la pression sur les revenus ? La première rupture révélée par ce sondage Elabe pour BFMTV concerne les arbitrages des ménages. Aujourd’hui, 51% des Français estiment que réduire leurs dépenses ou optimiser leur budget est le moyen le plus efficace d’améliorer leur niveau de vie. Ce chiffre illustre un changement profond : le travail n’est plus spontanément identifié comme la principale réponse aux difficultés de pouvoir d’achat. Désormais, l’ajustement passe d’abord par la consommation, la vigilance budgétaire et la contrainte.
Dans le même temps, 28% seulement des Français citent le fait de travailler plus comme levier prioritaire pour améliorer leurs revenus. Cette hiérarchie traduit une désillusion croissante. Même lorsque l’emploi est présent, le travail ne protège plus automatiquement contre l’érosion du niveau de vie. Par conséquent, l’effort professionnel apparaît nécessaire mais insuffisant, ce qui fragilise le lien traditionnel entre travail et progrès matériel.
Dans le même temps, 28% seulement des Français citent le fait de travailler plus comme levier prioritaire pour améliorer leurs revenus. Cette hiérarchie traduit une désillusion croissante. Même lorsque l’emploi est présent, le travail ne protège plus automatiquement contre l’érosion du niveau de vie. Par conséquent, l’effort professionnel apparaît nécessaire mais insuffisant, ce qui fragilise le lien traditionnel entre travail et progrès matériel.
Le travail est perçu comme un effort peu récompensé
Cette perception se retrouve dans l’opinion générale. 77% des Français estiment que le travail ne paie pas suffisamment en France aujourd’hui, tandis que 23% seulement jugent qu’il paie. Ce déséquilibre massif révèle une crise de confiance durable. Le travail conserve sa valeur morale et sociale, mais il ne garantit plus l’amélioration des revenus attendue.
L’expérience récente des actifs renforce ce sentiment. Sur les trois dernières années, 37% déclarent que leurs revenus ont simplement suivi l’inflation, sans gain réel de pouvoir d’achat, et 18% affirment avoir vu leurs revenus diminuer en termes réels. À l’inverse, seuls 5% déclarent une progression nette de leurs revenus. Ainsi, même en travaillant, beaucoup ont le sentiment de subir la conjoncture plutôt que d’en tirer bénéfice. Le travail apparaît alors comme un moyen de limiter les pertes, non d’avancer.
L’expérience récente des actifs renforce ce sentiment. Sur les trois dernières années, 37% déclarent que leurs revenus ont simplement suivi l’inflation, sans gain réel de pouvoir d’achat, et 18% affirment avoir vu leurs revenus diminuer en termes réels. À l’inverse, seuls 5% déclarent une progression nette de leurs revenus. Ainsi, même en travaillant, beaucoup ont le sentiment de subir la conjoncture plutôt que d’en tirer bénéfice. Le travail apparaît alors comme un moyen de limiter les pertes, non d’avancer.
Pourquoi le travail ne paie-t-il plus ? Les explications avancées
Lorsqu’ils analysent les causes de cette situation, les Français mettent en avant des facteurs structurels. 63% citent l’inflation et la hausse des prix plus rapide que les salaires. Cette explication domine nettement, traduisant l’impact direct du contexte économique sur les revenus du travail. À cela s’ajoute le coût du travail pour les employeurs, pointé par 60% des répondants, perçu comme un frein aux augmentations salariales.
D’autres facteurs complètent ce diagnostic. 44% estiment que les entreprises privilégient les profits au détriment des salaires, tandis que 42% considèrent que le modèle de protection sociale pèse excessivement sur les rémunérations. Enfin, le différentiel entre salaire brut et salaire net cristallise le malaise : 71% des Français jugent cet écart trop important après en avoir pris connaissance. Ce constat alimente l’idée que le travail produit de la richesse, mais que celle-ci se dilue avant d’atteindre les revenus.
D’autres facteurs complètent ce diagnostic. 44% estiment que les entreprises privilégient les profits au détriment des salaires, tandis que 42% considèrent que le modèle de protection sociale pèse excessivement sur les rémunérations. Enfin, le différentiel entre salaire brut et salaire net cristallise le malaise : 71% des Français jugent cet écart trop important après en avoir pris connaissance. Ce constat alimente l’idée que le travail produit de la richesse, mais que celle-ci se dilue avant d’atteindre les revenus.

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