La politique de l'emploi du gouvernement en pleine crise



Jeudi 24 Octobre 2013
Jean-Baptiste Le Roux

Des chiffres du chômage "pas bons", l'inversion de la courbe en fin d'année contredite par tous les spécialistes, l'échec des contrats de génération. Le gouvernement est en pleine tourmente au sujet de sa politique de l'emploi.


La politique de l'emploi du gouvernement en pleine crise
Michel Sapin l'a annoncé. Les chiffres du chômage qui doivent être publiés ce soir ne seront "pas bons". Pourtant le ministre du Travail, comme le président de la République n'en démord pas : "il y a des tendances. Les tendances aujourd'hui, elles sont au ralentissement du chômage ; elles seront demain à la baisse du chômage."

Pourtant, quel que soit le bout par lequel on étudie le problème  : le gouvernement n'arrivera pas à inverser cette fameuse courbe. Et pas question d'invoquer une fois de plus la responsabilité de SFR dans ces chiffres.

Car les fondamentaux ne sont pas bons. Même l'OFCE, un institut de conjoncture économique proche du gouvernement prédit une hausse record du chômage pour 2014, dépassant même les 10,8 % historiques atteints en 1993 et 1997. La croissance ne serait en effet pas assez forte pour améliorer la situation sur le marché du travail, qui devrait absorber 116 000 actifs de plus l'an prochain.

Pourtant, pour contenir la hausse du chômage, l'OFCE parie sur deux mesures clé : le CICE et les contrats de génération. Pourtant rien ne dit que ces deux points auront l'impact escompté. En témoigne les derniers chiffres liés aux contrats de génération qui démontrent très clairement un flop de la mesure phare de François Hollande en matière d'emploi.

Depuis leur lancement le 1er mars dernier, seulement 11 000 contrats ont été signés dans les entreprises sur une cible de plus de 3,5 millions de sociétés. Un ratio de 0,3 % que Michel Sapin juge "extrêmement bien" mais qui a tout de même poussé le gouvernement à revoir ses objectifs à l baisse…

Il ne reste alors que les contrats aidés dans le secteur non marchand pour aider, justement, le gouvernement, à sortir de ce bourbier. Ces contrats devraient représenter 382 000 personnes fin 2014, dont 150 000 jeunes en emploi d'avenir. Mais cette mesure coût extrêmement cher au gouvernement, 7 milliards d'euros en 2014. Ce qui revient à 45 000 euros par emploi aidé...








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