Cour des Comptes : un niveau d'endettement dangereux pour la France



Jeudi 9 Janvier 2014
Aurélien Delacroix

Difficile d'effacer en trois ans les conséquences de quarante années de déficit accumulé. Didier Migaud, président de la Cour des Comptes, a fait part de ses préoccupations quant au niveau de la dette en France.


Cour des Comptes : un niveau d'endettement dangereux pour la France
De fait, celle-ci a atteint 93,4% de la richesse nationale fin décembre, et sera de 95,1% en 2014. Elle devrait ensuite refluer, d'après le gouvernement. Ce niveau d'endettement place « notre pays dans une zone dangereuse », s'alarme Didier Migaud. Pour lui, les efforts engagés par le gouvernement sont toujours insuffisants et continue de placer la France dans « la zone dangereuse ».
 
Dans les faits, la dette a gonflé de 220 milliards d'euros entre 2010 et 2013. Un constat « décevant et préoccupant », mais qui s'explique par le déficit accumulé sur les quarante dernières années. Et il est illusoire de croire qu'en quelques années, le gouvernement réussira à dégonfler cette bulle pour atteindre un niveau plus soutenable.
 
L'effort doit donc être poursuivi et continu, mais il ne doit pas entraver la croissance économique. Didier Migaud a identifié des « gisements d'économies » potentiels, notamment sur les régimes de la sécurité sociale qui doivent parvenir à l'équilibre aussi rapidement que possible. La Cour avait d'ailleurs livré en septembre un rapport sur le déficit des comptes de la Sécu, en pointant du doigt l'hôpital.
 
François Hollande est d'ailleurs sur la même ligne que la Cour des Comptes : lors de ses voeux aux Français, le président de la République avait expliqué que la Sécurité sociale devait en terminer avec « les excès et les abus ».
 
Plus généralement, le président de la Cour estime qu'il existe des marges pour freiner la dépense publique. Mais pas question de revenir à la politique du « rabot » comme la précédente majorité l'avait exploité avec la Révision générale des politiques publiques; pour Migaud, mieux vaut procéder à des arbitrages plutôt que de ne pas remplacer mécaniquement un fonctionnaire sur deux.
 








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