Contrefaçon : la Douane a saisi 5,4 millions d’articles en 2018



Mardi 26 Février 2019
Anton Kunin

5,4 millions de produits contrefaits ont été saisis par la douane française en 2018. Ce chiffre est en baisse pour la troisième année consécutive (8,4 millions en 2017 et 9,2 millions en 2016).


Contrefaçon : l’essentiel des saisies concerne les jouets et les vêtements

Même si la lutte contre la contrefaçon n’est plus la priorité de la Douane (après l’injonction de Gérald Darmanin d’orienter les efforts vers la lutte contre la contrebande du tabac), le volume des saisies effectuées en 2018 est tout de même impressionnant. 5,4 millions d’articles contrefaits ont ainsi dû quitter le circuit commercial dans l’année écoulée.

En 2018, la Douane a surtout saisi deux jeux, jouets et articles de sport (830 282 produits), des vêtements (541 384), des produits de soins corporels (529 558), des téléphones portables (387 746) et des chaussures (349 776). Ont également été saisis des équipements électriques, électroniques et informatiques (247 205), des médicaments (149 858) et des produits alimentaires (141 281).

La contrefaçon a un impact néfaste sur l’industrie française

Selon les chiffres de l’Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), la contrefaçon engendre 6 773 millions d’euros de pertes de ventes annuelles en France, soit 102 euros par an et par habitant, ainsi que la perte de 35 124 emplois. Les pertes de ventes touchent surtout le secteur de l’habillement (2 795 millions d’euros), l’industrie pharmaceutique (1 396 millions d’euros), les cosmétiques (988 millions d’euros), les smartphones (380 millions d’euros), ainsi que les vins et spiritueux (235 millions d’euros).

Mais les saisies effectuées par la douane ne sont que la partie visible de l’iceberg. L’Union des Fabricants (Unifab), une association de promotion et de défense de la propriété intellectuelle qui représente 200 entreprises, rappelle que l’achat de contrefaçons s’effectue aujourd’hui majoritairement sur Internet, directement par les consommateurs finaux. « Malgré leur expérience et leur volonté de protéger les consommateurs, les autorités publiques ne peuvent pas matériellement contrôler l’intégralité du trafic postal », fait-elle savoir en réaction à la publication du bilan 2018 de la Douane.




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