Le chômage partiel est prolongé jusqu'à fin janvier, et peut-être au-delà



Jeudi 10 Décembre 2020
Olivier Sancerre

Le dispositif de chômage partiel va être prolongé jusqu'à la fin du mois de janvier pour les entreprises toujours fermées administrativement. Et le dispositif pourrait se prolonger au-delà, alors que le retour à une activité normale risque de prendre du temps.


Chômage partiel prolongé jusqu'au 31 janvier 2021

À partir du 20 janvier, si les conditions sanitaires le permettent, ce sera le retour à la normale pour tous les secteurs d'activité subissant toujours une fermeture administrative afin d'éviter les cas de contamination. Les bars, les restaurants, les salles de sport ont dû fermer leurs portes, mais la crise sanitaire frappe également l'événementiel, l'hôtellerie, le tourisme ou encore le tourisme et la culture. Le gouvernement s'est engagé à prendre en charge le chômage partiel jusqu'au 31 janvier.

La ministre du Travail Élisabeth Borne a annoncé mercredi 9 décembre prolonger le dispositif de prise en charge du chômage partiel par l'État jusqu'au 31 janvier. Et peut-être au-delà, si les pouvoirs publics entendent les arguments de plusieurs professionnels. Ces derniers estiment ainsi que l'activité ne reprendra pas à la normale dès le 20 janvier. Dans le secteur des tours-opérateurs par exemple, on n'a enregistré qu'un tiers du chiffre d'affaires habituel pour les deux semaines de Noël.

Une prolongation au-delà de fin janvier ?

Il serait donc logique que le gouvernement poursuive son soutien aux entreprises qui ne retrouveront pas le niveau d'activité d'avant la crise avant plusieurs mois. Les secteurs concernés voudraient voir cette prise en charge aller au moins jusqu'au mois de mars. Le ministère du Travail devra donc décidé s'il prolonge ou non le chômage partiel au-delà du 31 janvier pour les entreprises les plus en difficulté. 

Le dispositif de chômage partiel permet à un salarié de toucher 100 % de son salaire brut, ou 84 % de son salaire net, sans que l'entreprise débourse quoi que ce soit. Comment le pourrait-elle d'ailleurs, puisque son activité est réduite à néant. Néanmoins, ce soutien coûte cher aux finances publiques, qui a déjà beaucoup dépensé pour aider toutes les entreprises dans le besoin. 








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