SNCF : des bénéfices tirés par la fréquentation record des lignes voyageurs
Le 26 février 2026, la SNCF a présenté ses résultats annuels. Le groupe public affiche un bénéfice net de 1,8 milliard d’euros en 2025, en progression de 16% par rapport à 2024. Le chiffre d’affaires global atteint environ 43 milliards d’euros, quasi stable (-0,3%) sur un an. Ces résultats confirment une trajectoire entamée après la crise sanitaire : la SNCF enchaîne ainsi une cinquième année consécutive dans le vert. Dans un secteur en pleine mutation, où la concurrence progresse sur les lignes à grande vitesse et régionales, cette solidité financière n’a rien d’anodin.
La locomotive des bénéfices 2025, ce sont les lignes voyageurs. La branche SNCF Voyageurs enregistre un chiffre d’affaires d’environ 20,8 milliards d’euros, en hausse de 3% sur un an. Autrement dit, près de la moitié des revenus du groupe provient du transport de passagers.
Cette performance s’explique d’abord par une fréquentation élevée. Les trains à grande vitesse, mais aussi les TER et Intercités, ont bénéficié d’un regain d’attractivité. La hausse des prix des carburants, les contraintes environnementales et la recherche d’alternatives à l’avion sur les distances moyennes ont favorisé le rail. À l’instar du marché de la voiture électrique, où l’effet volume compense parfois l’érosion des marges unitaires, la SNCF a su jouer sur la densité de remplissage et l’optimisation des capacités.
La stratégie tarifaire a également pesé. Avec une gestion fine des prix, inspirée des compagnies aériennes, le groupe maximise ses recettes sur les périodes de forte demande tout en maintenant des offres d’appel. Résultat : un taux d’occupation élevé et une rentabilité consolidée.
La locomotive des bénéfices 2025, ce sont les lignes voyageurs. La branche SNCF Voyageurs enregistre un chiffre d’affaires d’environ 20,8 milliards d’euros, en hausse de 3% sur un an. Autrement dit, près de la moitié des revenus du groupe provient du transport de passagers.
Cette performance s’explique d’abord par une fréquentation élevée. Les trains à grande vitesse, mais aussi les TER et Intercités, ont bénéficié d’un regain d’attractivité. La hausse des prix des carburants, les contraintes environnementales et la recherche d’alternatives à l’avion sur les distances moyennes ont favorisé le rail. À l’instar du marché de la voiture électrique, où l’effet volume compense parfois l’érosion des marges unitaires, la SNCF a su jouer sur la densité de remplissage et l’optimisation des capacités.
La stratégie tarifaire a également pesé. Avec une gestion fine des prix, inspirée des compagnies aériennes, le groupe maximise ses recettes sur les périodes de forte demande tout en maintenant des offres d’appel. Résultat : un taux d’occupation élevé et une rentabilité consolidée.
SNCF et ouverture à la concurrence : un modèle sous pression mais résilient
L’ouverture à la concurrence, progressive depuis plusieurs années, devait fragiliser le modèle historique. Or, les chiffres 2025 montrent une résilience notable. Malgré l’arrivée de nouveaux opérateurs sur certaines lignes, la SNCF maintient ses parts de marché sur les axes structurants.
À l’international, la dynamique est même porteuse. En Espagne, la filiale Ouigo Espagne affiche une progression de fréquentation de 44,3% en 2025 et atteint pour la première fois un EBITDA positif. Ce signal est stratégique. Il démontre que le modèle à bas coûts peut s’exporter avec succès.
Ce déploiement européen ne relève pas du simple opportunisme - il s’inscrit dans une logique d’anticipation. En diversifiant ses lignes et ses marchés, la SNCF dilue le risque lié à la concurrence domestique. Elle consolide ainsi ses bénéfices tout en gagnant en influence sur le marché ferroviaire continental.
À l’international, la dynamique est même porteuse. En Espagne, la filiale Ouigo Espagne affiche une progression de fréquentation de 44,3% en 2025 et atteint pour la première fois un EBITDA positif. Ce signal est stratégique. Il démontre que le modèle à bas coûts peut s’exporter avec succès.
Ce déploiement européen ne relève pas du simple opportunisme - il s’inscrit dans une logique d’anticipation. En diversifiant ses lignes et ses marchés, la SNCF dilue le risque lié à la concurrence domestique. Elle consolide ainsi ses bénéfices tout en gagnant en influence sur le marché ferroviaire continental.
Des bénéfices massivement réinvestis dans les lignes et le réseau
La question centrale demeure : que faire de ces 1,8 milliard d’euros de bénéfices ? Contrairement à une entreprise privée classique, la SNCF ne distribue pas ces profits sous forme de dividendes à des actionnaires externes. L’État, actionnaire unique, privilégie le réinvestissement.
En 2025, 11 milliards d’euros ont été investis dans le ferroviaire en France, dont plus de 5,7 milliards financés directement par la SNCF. Ces montants sont considérables. Ils visent principalement la régénération des lignes existantes, la modernisation des infrastructures et l’amélioration de la fiabilité du réseau.
Le fonds de concours alimenté par la SNCF contribue notamment à la remise à niveau des voies, des systèmes de signalisation et des installations électriques. Autrement dit, les bénéfices servent d’effet levier pour sécuriser et moderniser un réseau parfois vieillissant.
Cette stratégie est cohérente avec les enjeux de transition écologique. Le rail est appelé à jouer un rôle accru dans la décarbonation des mobilités. Investir dans les lignes, c’est préparer l’augmentation future du trafic. C’est aussi améliorer la ponctualité, réduire les incidents et renforcer la compétitivité face à la route et à l’aérien.
En 2025, 11 milliards d’euros ont été investis dans le ferroviaire en France, dont plus de 5,7 milliards financés directement par la SNCF. Ces montants sont considérables. Ils visent principalement la régénération des lignes existantes, la modernisation des infrastructures et l’amélioration de la fiabilité du réseau.
Le fonds de concours alimenté par la SNCF contribue notamment à la remise à niveau des voies, des systèmes de signalisation et des installations électriques. Autrement dit, les bénéfices servent d’effet levier pour sécuriser et moderniser un réseau parfois vieillissant.
Cette stratégie est cohérente avec les enjeux de transition écologique. Le rail est appelé à jouer un rôle accru dans la décarbonation des mobilités. Investir dans les lignes, c’est préparer l’augmentation future du trafic. C’est aussi améliorer la ponctualité, réduire les incidents et renforcer la compétitivité face à la route et à l’aérien.
SNCF : entre rentabilité, service public et ambition européenne
La performance 2025 traduit un équilibre délicat. D’un côté, la SNCF doit rester rentable pour financer ses investissements massifs. De l’autre, elle conserve une mission de service public, avec des obligations sur certaines lignes moins rentables.
Les bénéfices permettent précisément de maintenir cette équation. En consolidant sa base financière, le groupe peut soutenir des lignes d’aménagement du territoire tout en développant des offres plus compétitives sur les axes rentables. Cette logique de péréquation interne demeure au cœur du modèle.
Par ailleurs, l’ambition européenne s’affirme. L’essor en Espagne et les perspectives d’expansion vers d’autres marchés renforcent la dimension industrielle du groupe. À moyen terme, ces développements pourraient générer de nouvelles sources de bénéfices, réinjectées à leur tour dans le réseau français.
Ainsi, derrière les 1,8 milliard d’euros annoncés, la SNCF ne se contente pas d’afficher une bonne santé comptable. Elle structure un cycle vertueux : fréquentation élevée des lignes, bénéfices consolidés, investissements massifs, modernisation du réseau. Un modèle qui, à l’heure où les mobilités se transforment en profondeur, apparaît plus stratégique que jamais.
Les bénéfices permettent précisément de maintenir cette équation. En consolidant sa base financière, le groupe peut soutenir des lignes d’aménagement du territoire tout en développant des offres plus compétitives sur les axes rentables. Cette logique de péréquation interne demeure au cœur du modèle.
Par ailleurs, l’ambition européenne s’affirme. L’essor en Espagne et les perspectives d’expansion vers d’autres marchés renforcent la dimension industrielle du groupe. À moyen terme, ces développements pourraient générer de nouvelles sources de bénéfices, réinjectées à leur tour dans le réseau français.
Ainsi, derrière les 1,8 milliard d’euros annoncés, la SNCF ne se contente pas d’afficher une bonne santé comptable. Elle structure un cycle vertueux : fréquentation élevée des lignes, bénéfices consolidés, investissements massifs, modernisation du réseau. Un modèle qui, à l’heure où les mobilités se transforment en profondeur, apparaît plus stratégique que jamais.

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