Le patrimoine des ménages a progressé de 10,8% au niveau mondial
Jamais le patrimoine privé n'avait atteint un tel niveau. Dans son Global Wealth Report 2026, publié le 30 juin, la banque suisse UBS estime que la richesse nette des ménages à l'échelle mondiale a progressé de 10,8% en 2025, soit la meilleure performance enregistrée depuis 2017. Cette hausse s'est traduite par l'arrivée de près d'un million de nouveaux millionnaires en dollars, portant leur nombre total à environ 57,5 millions.
Cette dynamique dépasse largement les seuls effets de la croissance économique. Elle reflète avant tout l'appréciation des actifs, qu'ils soient financiers ou immobiliers, ainsi que l'évolution des devises. Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement de plusieurs grandes économies et la persistance de taux d'intérêt élevés dans une partie de l'année, la valorisation du patrimoine privé a poursuivi son ascension.
Cette dynamique dépasse largement les seuls effets de la croissance économique. Elle reflète avant tout l'appréciation des actifs, qu'ils soient financiers ou immobiliers, ainsi que l'évolution des devises. Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement de plusieurs grandes économies et la persistance de taux d'intérêt élevés dans une partie de l'année, la valorisation du patrimoine privé a poursuivi son ascension.
Une richesse mondiale toujours plus concentrée
L'expansion du patrimoine profite d'abord aux économies déjà les plus riches. Les États-Unis demeurent de très loin la première puissance patrimoniale mondiale. Le pays concentre désormais plus de 23,6 millions de millionnaires, soit plus de 40% de l'ensemble des millionnaires recensés dans le monde. En 2025, il a généré à lui seul plus de 441.000 nouveaux millionnaires, près de la moitié des créations mondiales.
Cette domination s'explique par plusieurs facteurs convergents. La profondeur des marchés financiers américains, l'importance de l'actionnariat individuel, le poids des fonds de pension et la spectaculaire progression des valeurs technologiques, portée notamment par l'intelligence artificielle, ont fortement soutenu les patrimoines des ménages.
La Chine continentale reste la deuxième puissance mondiale avec plus de 5,3 millions de millionnaires. Le Japon complète le podium, tandis que l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France confirment le poids historique de l'Europe occidentale dans la constitution de patrimoine privé.
Au total, l'Amérique du Nord représente près de 45 % des millionnaires de la planète. En y ajoutant la Chine continentale, plus de la moitié des grandes fortunes mondiales sont concentrées dans ces seuls marchés. L'Europe occidentale, quant à elle, rassemble environ un quart de la population mondiale des millionnaires.
Cette domination s'explique par plusieurs facteurs convergents. La profondeur des marchés financiers américains, l'importance de l'actionnariat individuel, le poids des fonds de pension et la spectaculaire progression des valeurs technologiques, portée notamment par l'intelligence artificielle, ont fortement soutenu les patrimoines des ménages.
La Chine continentale reste la deuxième puissance mondiale avec plus de 5,3 millions de millionnaires. Le Japon complète le podium, tandis que l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France confirment le poids historique de l'Europe occidentale dans la constitution de patrimoine privé.
Au total, l'Amérique du Nord représente près de 45 % des millionnaires de la planète. En y ajoutant la Chine continentale, plus de la moitié des grandes fortunes mondiales sont concentrées dans ces seuls marchés. L'Europe occidentale, quant à elle, rassemble environ un quart de la population mondiale des millionnaires.
La densité des patrimoines raconte une autre histoire
Si les grandes économies dominent en volume, la hiérarchie change radicalement lorsqu'on rapporte les patrimoines à la population. Le Luxembourg occupe la première place mondiale avec près d'un adulte sur six disposant d'un patrimoine supérieur à un million de dollars. La Suisse suit de près avec environ un millionnaire pour sept adultes, devant Hong Kong, où la proportion approche un adulte sur dix. Les États-Unis figurent également parmi les pays présentant la plus forte densité de millionnaires malgré leur taille démographique.
Ces performances illustrent une réalité souvent négligée : le nombre de millionnaires ne dépend pas uniquement du niveau de revenu national. UBS souligne que plusieurs variables structurelles jouent un rôle déterminant : la propriété immobilière, les dispositifs de retraite par capitalisation, les incitations fiscales à l'investissement et, plus largement, la culture financière des ménages.
La structure même du patrimoine diffère fortement d'un pays à l'autre. Aux États-Unis, près de 79% de la richesse des ménages est constituée d'actifs financiers. Cette exposition aux marchés explique pourquoi les phases de hausse boursière se traduisent rapidement par une augmentation du nombre de millionnaires.
À l'inverse, plusieurs pays européens, dont la France, présentent un patrimoine davantage orienté vers l'immobilier. Les actifs financiers y représentent moins de la moitié de la richesse privée. Cette composition offre généralement davantage de stabilité, mais limite les effets d'enrichissement rapide lorsque les marchés actions connaissent une forte expansion.
Ces performances illustrent une réalité souvent négligée : le nombre de millionnaires ne dépend pas uniquement du niveau de revenu national. UBS souligne que plusieurs variables structurelles jouent un rôle déterminant : la propriété immobilière, les dispositifs de retraite par capitalisation, les incitations fiscales à l'investissement et, plus largement, la culture financière des ménages.
La structure même du patrimoine diffère fortement d'un pays à l'autre. Aux États-Unis, près de 79% de la richesse des ménages est constituée d'actifs financiers. Cette exposition aux marchés explique pourquoi les phases de hausse boursière se traduisent rapidement par une augmentation du nombre de millionnaires.
À l'inverse, plusieurs pays européens, dont la France, présentent un patrimoine davantage orienté vers l'immobilier. Les actifs financiers y représentent moins de la moitié de la richesse privée. Cette composition offre généralement davantage de stabilité, mais limite les effets d'enrichissement rapide lorsque les marchés actions connaissent une forte expansion.
L'essor du patrimoine ne signifie pas la fin des inégalités
L'une des principales leçons du rapport réside dans le décalage croissant entre richesse moyenne et richesse médiane. Alors que le patrimoine moyen continue de progresser dans la plupart des économies, la richesse médiane recule dans de nombreux pays. Cette évolution traduit un phénomène désormais bien documenté : les gains issus de la hausse des actifs profitent davantage aux ménages déjà fortement investis sur les marchés financiers ou immobiliers.
Le contraste est particulièrement visible aux États-Unis. Le pays figure parmi les économies les plus riches du monde tout en présentant un coefficient de Gini patrimonial de 0,77, l'un des plus élevés des grandes économies. À l'inverse, plusieurs pays européens affichent une distribution plus équilibrée de la richesse, même si les écarts continuent de s'accroître progressivement.
Cette concentration apparaît également au sommet de la pyramide patrimoniale. UBS recense désormais plus de 3.300 milliardaires dans le monde, soit une progression d'environ 13% en un an. Leur patrimoine cumulé a augmenté d'environ 25% sur la même période, un rythme nettement supérieur à celui de la richesse mondiale dans son ensemble.
Le contraste est particulièrement visible aux États-Unis. Le pays figure parmi les économies les plus riches du monde tout en présentant un coefficient de Gini patrimonial de 0,77, l'un des plus élevés des grandes économies. À l'inverse, plusieurs pays européens affichent une distribution plus équilibrée de la richesse, même si les écarts continuent de s'accroître progressivement.
Cette concentration apparaît également au sommet de la pyramide patrimoniale. UBS recense désormais plus de 3.300 milliardaires dans le monde, soit une progression d'environ 13% en un an. Leur patrimoine cumulé a augmenté d'environ 25% sur la même période, un rythme nettement supérieur à celui de la richesse mondiale dans son ensemble.
Une économie mondiale de plus en plus tirée par les actifs
Au-delà des chiffres, le rapport confirme une évolution de long terme : la création de richesse dépend de plus en plus de la détention d'actifs plutôt que de la seule progression des revenus. L'appréciation des marchés financiers, la valorisation de l'immobilier, le développement de l'épargne investie et la montée en puissance de la capitalisation continuent d'alimenter la croissance des patrimoines privés. Dans ce contexte, les écarts entre les pays reflètent moins leur niveau de développement que leur capacité à favoriser l'accumulation de capital sur plusieurs décennies.
La géographie mondiale de la richesse apparaît ainsi plus contrastée que jamais. Les économies développées conservent leur avance, les marchés émergents poursuivent leur montée en puissance, tandis que les très hauts patrimoines continuent de croître plus rapidement que le reste de la population. Plus qu'une photographie des fortunes mondiales, le rapport d'UBS illustre une transformation profonde des moteurs de la création de richesse, désormais largement portée par la valorisation du capital privé.
La géographie mondiale de la richesse apparaît ainsi plus contrastée que jamais. Les économies développées conservent leur avance, les marchés émergents poursuivent leur montée en puissance, tandis que les très hauts patrimoines continuent de croître plus rapidement que le reste de la population. Plus qu'une photographie des fortunes mondiales, le rapport d'UBS illustre une transformation profonde des moteurs de la création de richesse, désormais largement portée par la valorisation du capital privé.

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