Bio : la DGCCRF cible les maillons les plus exposés
Le 1er octobre 2026, la Répression des fraudes a détaillé ses contrôles sur l’alimentation durable. Dans le bio, les enquêteurs ont suivi toute la chaîne, de la production à la distribution, en passant par la transformation et la restauration collective. Sur plus de 4.800 professionnels contrôlés en 2024 et 2025, 15,5% ont fait l’objet de mesures correctives ou répressives. Il est néanmoins important de tenir à l'esprit que ses interventions reposent sur un ciblage préalable des opérateurs jugés plus susceptibles de présenter des anomalies. Le ratio de 15,5% n’est donc pas un taux de fraude du marché français, mais un indicateur des pratiques détectées dans les zones où la surveillance est concentrée.
Les manquements vont de l’absence de certification ou de déclaration auprès de l’Agence Bio à la vente de produits conventionnels sous une présentation biologique. La DGCCRF cite notamment un producteur qui commercialisait plusieurs tonnes de champignons conventionnels, achetés à un grossiste, en parallèle de sa production certifiée bio.
Dans un supermarché, un rayon de boucherie affichait une promesse de viande bovine bio et française. Or, aucune barquette contrôlée n’était biologique, et seule la moitié de la viande était d’origine française. Les enquêteurs ont aussi relevé chez certains transformateurs des additifs interdits en bio et des stockages susceptibles d’entraîner des mélanges avec des références conventionnelles.
Pour les entreprises en règle, ces écarts ont une portée concurrentielle : le label justifie souvent un prix supérieur et repose sur une promesse vérifiable faite au consommateur.
Les manquements vont de l’absence de certification ou de déclaration auprès de l’Agence Bio à la vente de produits conventionnels sous une présentation biologique. La DGCCRF cite notamment un producteur qui commercialisait plusieurs tonnes de champignons conventionnels, achetés à un grossiste, en parallèle de sa production certifiée bio.
Dans un supermarché, un rayon de boucherie affichait une promesse de viande bovine bio et française. Or, aucune barquette contrôlée n’était biologique, et seule la moitié de la viande était d’origine française. Les enquêteurs ont aussi relevé chez certains transformateurs des additifs interdits en bio et des stockages susceptibles d’entraîner des mélanges avec des références conventionnelles.
Pour les entreprises en règle, ces écarts ont une portée concurrentielle : le label justifie souvent un prix supérieur et repose sur une promesse vérifiable faite au consommateur.
La Répression des fraudes durcit sa réponse aux pratiques trompeuses
« La tendance, c’est un peu moins de pédagogie, un peu plus d’injonctions de mise en conformité », a expliqué Ambroise Pascal, délégué à la transition écologique à la DGCCRF. La fermeté reste graduée. Un petit fabricant de confiture « châtaigne vanille bio » a été invité à corriger son étiquette après que les agents eurent constaté qu’un seul ingrédient était biologique. À l’inverse, des tromperies caractérisées peuvent conduire à des sanctions pénales. La DGCCRF estime que le différentiel de prix du bio crée « un risque de fraude important ».
Le sujet intervient alors que la demande se redresse. Le marché du bio a progressé de 3,6% en 2025. Un baromètre publié le 28 septembre 2026 par l’Agence Bio indique aussi que 31% des 874 entreprises de transformation interrogées ont vu leur chiffre d’affaires bio progresser entre 2024 et 2025, tandis que 37% l’ont maintenu stable. Ce contexte accroît l’enjeu économique attaché à la confiance dans le label.
Le sujet intervient alors que la demande se redresse. Le marché du bio a progressé de 3,6% en 2025. Un baromètre publié le 28 septembre 2026 par l’Agence Bio indique aussi que 31% des 874 entreprises de transformation interrogées ont vu leur chiffre d’affaires bio progresser entre 2024 et 2025, tandis que 37% l’ont maintenu stable. Ce contexte accroît l’enjeu économique attaché à la confiance dans le label.
Alimentation bio : les cantines elles aussi sous surveillance
Plus de 600 cantines ont été contrôlées en 2024 et 2025 ; 11% des professionnels concernés ont fait l’objet de suites correctives ou répressives. Plus de 115 avertissements ont aussi été adressés à des collectivités, gestionnaires ou prestataires, souvent en raison d’une mauvaise connaissance de la réglementation.
Depuis la loi de 2018, les cantines doivent proposer au moins 50% de produits répondant à des critères de qualité ou de durabilité, dont 20% de bio. En 2024, la part réellement constatée n’était que de 11,8%. Dans une cantine municipale, l’examen de deux semaines de menus a montré qu’un quart des plats présentés comme bio ne l’étaient pas. Ailleurs, un signalement interne a révélé l’usage frauduleux du label pour du pain ; le fournisseur a été sanctionné de 60.000 euros.
Depuis la loi de 2018, les cantines doivent proposer au moins 50% de produits répondant à des critères de qualité ou de durabilité, dont 20% de bio. En 2024, la part réellement constatée n’était que de 11,8%. Dans une cantine municipale, l’examen de deux semaines de menus a montré qu’un quart des plats présentés comme bio ne l’étaient pas. Ailleurs, un signalement interne a révélé l’usage frauduleux du label pour du pain ; le fournisseur a été sanctionné de 60.000 euros.
La Répression des fraudes étend le contrôle au greenwashing
En 2025, plus de 460 professionnels des fruits, légumes et vins ont été contrôlés sur leurs allégations environnementales ; environ 10% ont fait l’objet de suites correctives ou répressives. Les agents ont notamment vérifié les mentions liées aux pesticides, aux OGM, à la Haute Valeur Environnementale et aux labels privés.
La DGCCRF a relevé le cas d’un vendeur en ligne revendiquant une « culture raisonnée » sans pouvoir l’étayer. En 2024, 200 professionnels des produits végétaux ont également été contrôlés et environ 10% ont fait l’objet de suites. Pour les acteurs du bio, l’enjeu consiste désormais à documenter chaque promesse environnementale utilisée comme argument commercial.
La DGCCRF a relevé le cas d’un vendeur en ligne revendiquant une « culture raisonnée » sans pouvoir l’étayer. En 2024, 200 professionnels des produits végétaux ont également été contrôlés et environ 10% ont fait l’objet de suites. Pour les acteurs du bio, l’enjeu consiste désormais à documenter chaque promesse environnementale utilisée comme argument commercial.

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