Livret A : ce qu’a annoncé Sébastien Lecornu
L’annonce est tombée le mardi 3 novembre 2026. Le Premier ministre a confirmé pour février 2027 le relèvement du plafond du Livret A, gelé depuis 2013. Mais le passage à 30.000 euros n’est pas acquis : le montant définitif reste à négocier. Le choix de ce placement tient aussi à son audience : 83% des Français détiennent un Livret A, et 58 millions de livrets étaient ouverts fin 2025. Derrière la possibilité de déposer davantage, le gouvernement souhaite orienter plus d’épargne réglementée vers des investissements de long terme, sans limiter les retraits.
Le plafond des versements reste actuellement fixé à 22.950 euros. Le gouvernement envisage de le porter entre 25.000 et 30.000 euros en février 2027. Sébastien Lecornu a confié les derniers arbitrages au ministre de l’Économie Roland Lescure, en concertation avec les banques et la Caisse des dépôts.
La fourchette représente une capacité supplémentaire comprise entre 2.050 et 7.050 euros pour un livret affichant exactement le plafond actuel. Le calendrier, lui, est clairement affiché : une entrée en vigueur en février, en même temps que la prochaine révision du taux. Aucune décision finale sur le montant n’est encore publiée.
Le chef du gouvernement a aussi annoncé une rémunération en hausse. « Le taux sera lui aussi amené à augmenter », a-t-il déclaré devant les députés. Pour l’heure, le Livret A rapporte 1,7% par an. Le futur pourcentage demeure inconnu : hausse du plafond et hausse du taux sont deux décisions distinctes.
Le plafond des versements reste actuellement fixé à 22.950 euros. Le gouvernement envisage de le porter entre 25.000 et 30.000 euros en février 2027. Sébastien Lecornu a confié les derniers arbitrages au ministre de l’Économie Roland Lescure, en concertation avec les banques et la Caisse des dépôts.
La fourchette représente une capacité supplémentaire comprise entre 2.050 et 7.050 euros pour un livret affichant exactement le plafond actuel. Le calendrier, lui, est clairement affiché : une entrée en vigueur en février, en même temps que la prochaine révision du taux. Aucune décision finale sur le montant n’est encore publiée.
Le chef du gouvernement a aussi annoncé une rémunération en hausse. « Le taux sera lui aussi amené à augmenter », a-t-il déclaré devant les députés. Pour l’heure, le Livret A rapporte 1,7% par an. Le futur pourcentage demeure inconnu : hausse du plafond et hausse du taux sont deux décisions distinctes.
Un plafond pour financer la transition et les services publics
Pourquoi relever cette limite après tant d’années ? Parce que le Livret A finance des investissements collectifs, au premier rang desquels le logement social. Matignon veut désormais renforcer le soutien à la production d’électricité, aux réseaux électriques, aux canalisations d’eau et à la rénovation des lycées et collèges. L’enjeu consiste à adapter des infrastructures vieillissantes aux effets du réchauffement climatique.
Un exemple concret figure déjà dans les engagements gouvernementaux : un programme de 4 milliards d’euros de prêts pour la rénovation des lycées. Ces financements permettraient de moderniser les bâtiments et d’améliorer leur résistance aux épisodes climatiques extrêmes. L’exécutif entend ainsi mobiliser les dépôts des ménages plutôt que de compter uniquement sur les ressources budgétaires immédiates.
La stratégie inclut également le nouveau nucléaire. Le gouvernement envisage d’utiliser l’épargne réglementée pour soutenir la construction de six réacteurs EPR2. Il ne s’agit toutefois pas de transférer directement l’argent des particuliers vers un chantier particulier : les ressources passent par des circuits financiers encadrés, notamment des prêts de long terme. Ce mécanisme repose sur la Caisse des dépôts. Fin 2025, son Fonds d’épargne gérait environ 406,5 milliards d’euros de livrets réglementés, soit près de 60% des sommes concernées. L’objectif du relèvement est d’élargir ce réservoir mobilisable, sans promettre que chaque euro supplémentaire sera prêté.
Un exemple concret figure déjà dans les engagements gouvernementaux : un programme de 4 milliards d’euros de prêts pour la rénovation des lycées. Ces financements permettraient de moderniser les bâtiments et d’améliorer leur résistance aux épisodes climatiques extrêmes. L’exécutif entend ainsi mobiliser les dépôts des ménages plutôt que de compter uniquement sur les ressources budgétaires immédiates.
La stratégie inclut également le nouveau nucléaire. Le gouvernement envisage d’utiliser l’épargne réglementée pour soutenir la construction de six réacteurs EPR2. Il ne s’agit toutefois pas de transférer directement l’argent des particuliers vers un chantier particulier : les ressources passent par des circuits financiers encadrés, notamment des prêts de long terme. Ce mécanisme repose sur la Caisse des dépôts. Fin 2025, son Fonds d’épargne gérait environ 406,5 milliards d’euros de livrets réglementés, soit près de 60% des sommes concernées. L’objectif du relèvement est d’élargir ce réservoir mobilisable, sans promettre que chaque euro supplémentaire sera prêté.
Livret A : qui profitera du nouveau plafond ?
La mesure intéressera d’abord ceux dont le livret est déjà rempli. Fin 2025, 8,7 millions de détenteurs avaient atteint ou dépassé le plafond de versement. En revanche, les titulaires disposant encore d’une large marge de dépôt ne bénéficieront pas directement d’un plafond supérieur. Il faut aussi avoir les liquidités nécessaires pour verser davantage.
Le calcul dépend du solde réel. Avec 22.950 euros sur son compte, un épargnant pourrait ajouter 7.050 euros si la limite atteignait 30.000 euros. Mais avec 25.000 euros accumulés grâce aux intérêts, il ne pourrait verser que 5.000 euros supplémentaires. Les intérêts capitalisés peuvent dépasser le plafond ; ils sont néanmoins pris en compte pour déterminer si de nouveaux dépôts restent possibles.
Côté rendement, tout dépendra du taux retenu. Dans un scénario à 2,6%, avec 30.000 euros placés pendant six mois, les intérêts atteindraient 390 euros, contre 195,08 euros pour 22.950 euros rémunérés à 1,7% sur la même période. L’écart potentiel approche donc 195 euros, mais cette projection suppose un taux et un plafond qui ne sont pas confirmés.
Le calcul dépend du solde réel. Avec 22.950 euros sur son compte, un épargnant pourrait ajouter 7.050 euros si la limite atteignait 30.000 euros. Mais avec 25.000 euros accumulés grâce aux intérêts, il ne pourrait verser que 5.000 euros supplémentaires. Les intérêts capitalisés peuvent dépasser le plafond ; ils sont néanmoins pris en compte pour déterminer si de nouveaux dépôts restent possibles.
Côté rendement, tout dépendra du taux retenu. Dans un scénario à 2,6%, avec 30.000 euros placés pendant six mois, les intérêts atteindraient 390 euros, contre 195,08 euros pour 22.950 euros rémunérés à 1,7% sur la même période. L’écart potentiel approche donc 195 euros, mais cette projection suppose un taux et un plafond qui ne sont pas confirmés.
L’épargne réglementée face aux besoins de financement
L’enveloppe disponible est considérable, mais elle n’est pas illimitée. À fin septembre 2026, les encours cumulés du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire atteignaient 606,7 milliards d’euros. Pourtant, au cours du même mois, les retraits ont dépassé les dépôts de 1,52 milliard d’euros. Relever un plafond ne garantit donc pas, à lui seul, une collecte supplémentaire.
Le logement social constitue une autre ligne de vigilance. En 2025, le Fonds d’épargne a accordé 22,9 milliards d’euros de nouveaux prêts aux bailleurs sociaux. Des élus et associations redoutent que l’ouverture au nucléaire réduise les moyens disponibles pour cette mission historique. Aucune répartition définitive des futurs financements n’a encore été rendue publique.
Les banques sont concernées. Environ 292 milliards d’euros d’épargne réglementée figuraient dans leurs bilans fin 2025. Ces ressources doivent notamment soutenir les PME, les projets écologiques et l’économie sociale et solidaire. Leurs représentants participent aux discussions avec Bercy et la Caisse des dépôts. Les épargnants conserveront la disponibilité des fonds et l’exonération des intérêts.
Le logement social constitue une autre ligne de vigilance. En 2025, le Fonds d’épargne a accordé 22,9 milliards d’euros de nouveaux prêts aux bailleurs sociaux. Des élus et associations redoutent que l’ouverture au nucléaire réduise les moyens disponibles pour cette mission historique. Aucune répartition définitive des futurs financements n’a encore été rendue publique.
Les banques sont concernées. Environ 292 milliards d’euros d’épargne réglementée figuraient dans leurs bilans fin 2025. Ces ressources doivent notamment soutenir les PME, les projets écologiques et l’économie sociale et solidaire. Leurs représentants participent aux discussions avec Bercy et la Caisse des dépôts. Les épargnants conserveront la disponibilité des fonds et l’exonération des intérêts.

France



