Carlos Ghosn : nouvelle polémique sur son salaire



Jeudi 29 Décembre 2016
Paolo Garoscio

Le PDG de l’alliance Renault-Nissan est de nouveau au centre d’une polémique sur fond de salaire de plusieurs millions d’euros alors que Renault a été en crise pendant des années. Cette fois c’est une opération sur le capital qui lui permettrait de gagner plus de 6 millions d’euros qui a fait réagir l’ensemble de la classe politique française.


cc/pixabay
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L’ensemble de la classe politique a réagit à la décision du patron de Renault qui, selon l’AMF, a acquis le 16 décembre 2016 132 720 actions Renault obtenues au titre de sa rémunération variable. Le prix fixé pour cette opération était de 37,43 euros l’action.
Ce même jour, en Bourse, l’action valait 85,25 euros mais le prix était fixé par contrat puisqu’il concerne des stock-options sur lesquelles le patron de Renault a fait valoir ses droits. Rien d’illégal, donc, mais une opération qui suscite une vive polémique en cette fin d’année 2016 en France. La valeur des actions en Bourse est 6,5 millions d’euros supérieure à la valeur de l’achat… Autant d’argent que Carlos Ghosn a automatiquement gagné.
Une telle opération ne fait qu’envenimer les tensions concernant le salaire de Carlos Ghosn. Ce dernier est régulièrement le patron le mieux payé de France et a touché, sur la période 2015-2016, aps moins de 16 millions d’euros auxquelles viennent donc s’ajouter ces 6,5 millions d’euros liés à l’opération d’achat.
Carlos Ghosn avait été vivement critiqué lorsque Renault avait validé sa rémunération malgré un vote contre, mais seulement consultatif, de l’Assemblée Générale du constructeur. L’affaire avait conduit le gouvernement à établir qu’il serait, dès 2017, obligatoire pour les entreprises de suivre un l’avis de l’AG lorsqu’est fixée la rémunération d’un patron d’une grande entreprise.
A gauche, les réactions ne se sont pas faite attendre, la classe politique critiquant une nouvelle fois la rémunération millionnaire du patron du constructeur français tandis que la CGT estime, de son côté, que cette rémunération est « indécente » alors que Renault a supprimé 9 200 postes en trois ans dont seulement 3 000 seront remplacés.








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