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  <title>Economie Hebdo</title>
  <description><![CDATA[L'essentiel de l'économie]]></description>
  <link>https://www.economie-hebdo.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-07T23:19:43+02:00</dc:date>
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   <title>Retraités fortunés, actifs modestes : pourquoi les derniers dépensent plus pour leur santé ?</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2025 11:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’inégalité ne se loge pas toujours là où on l’attend. Les chiffres de la DREES, publiés en cette fin août 2025, révèlent que les retraités les plus aisés supportent proportionnellement une charge plus faible de dépenses de santé que de nombreux actifs modestes. Ce constat, établi à partir de données de 2019, illustre le rôle central du financement assis sur l’emploi et interroge la soutenabilité d’un modèle redistributif qui combine cotisations, mutuelle et reste à charge.     <div><b>Quand le financement par l’emploi pénalise les actifs modestes</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/90751198-63938930.jpg?v=1756377420" alt="Retraités fortunés, actifs modestes : pourquoi les derniers dépensent plus pour leur santé ?" title="Retraités fortunés, actifs modestes : pourquoi les derniers dépensent plus pour leur santé ?" />
     </div>
     <div>
      Le 28 août 2025, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a publié une étude approfondie sur les dépenses de santé des ménages. Fondée sur le modèle de microsimulation Ines-Omar et sur des données de 2019, elle calcule le « taux d’effort », c’est-à-dire la part de revenu consacrée à la santé sous toutes ses formes : cotisations à l’assurance maladie obligatoire, primes de mutuelle et restes à charge. Résultat : la moyenne atteint 15% du revenu, soit environ 6.800 euros par an et par ménage, mais les disparités sociales demeurent marquées. <br />   <br />  La mécanique est connue des économistes de la protection sociale : la santé est financée pour l’essentiel par les revenus du travail. <strong>La DREES évalue la part de ces contributions obligatoires à 11% du revenu des ménages, quand la mutuelle pèse 3%, et le reste à charge 1%.</strong> L’actif modeste, dont chaque euro de salaire est soumis à cotisation et CSG, consacre donc mécaniquement plus de ressources que le retraité au profil similaire. Pour les bas revenus, l’écart est faible (15% pour les actifs contre 14% pour les retraités), mais la tendance souligne la charge structurelle qui repose sur l’emploi. <br />   <br />  Cette configuration explique que le taux d’effort progresse avec le niveau de vie des actifs, mais pas avec celui des retraités. Ainsi, à bas revenu, la mutuelle et les restes à charge font pencher la balance, tandis que pour les salariés modestes, ce sont surtout les cotisations qui creusent l’effort global.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les retraités aisés et l’effet « cotisations nulles »</b></div>
     <div>
      Chez les hauts revenus, l’écart saute aux yeux. Un actif très aisé consacre 18% de son revenu à la santé. Pour un retraité au même niveau de vie, cette part tombe à 11%. « <em>Les retraités très aisés ne consacrent que 11% de leur revenu à la santé. C’est moins que les actifs en emploi avec un niveau de vie équivalent (18%)</em> », indique la DREES. La différence provient de l’absence de cotisations sociales salariales une fois à la retraite, alors même que les besoins médicaux peuvent être accrus. <br />   <br />  En revanche, la facture de mutuelle tend à croître après la cessation d’activité, les contrats individuels étant plus onéreux que les contrats collectifs cofinancés par les employeurs. Mais cette hausse reste insuffisante pour compenser la disparition des cotisations salariales, ce qui explique le recul global du taux d’effort. <strong>Le paradoxe est donc clair : plus on s’élève dans l’échelle des revenus, plus la retraite allège proportionnellement la contribution à la santé.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’autre extrême : ménages modestes et charges insoutenables</b></div>
     <div>
      Pour une minorité, la contrainte devient écrasante. Le décile le plus exposé consacre 23% de son revenu à la santé, le centile le plus touché monte à 34%. Dans ce groupe, les ménages modestes sont largement représentés. Les auteurs de l'étude le notent : « <em>Les taux d’effort les plus extrêmes […] sont acquittés par des ménages souvent modestes, parfois retraités, parfois en affection de longue durée (ALD) et ayant peu recours à la complémentaire santé solidaire</em> ». <br />   <br />  <strong>Les chiffres confirment cette charge : en moyenne 2.200 euros de reste à charge pour les 10% les plus exposés, 5.400 euros pour le 1%, et jusqu’à 10.000 euros pour le 0,1%. L’optique, le dentaire et certains soins spécialisés constituent les postes les plus lourds, souvent mal couverts par les mutuelles.</strong> Ces montants rappellent que derrière la moyenne nationale, le système produit des extrêmes qui fragilisent les équilibres financiers des ménages les plus vulnérables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Un milliard d'euros ponctionné aux mutuelles : une mesure qui inquiète</title>
   <pubDate>Thu, 16 Jan 2025 17:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le gouvernement prévoit une contribution exceptionnelle de la part des mutuelles santé pour financer le système de sécurité sociale en 2025. Cette décision suscite des réactions contrastées, entre soulagement concernant les remboursements et craintes d'une hausse des cotisations pour les assurés.     <div><b>Une taxation justifiée mais controversée</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/85609261-60998187.jpg?v=1737046101" alt="Un milliard d'euros ponctionné aux mutuelles : une mesure qui inquiète" title="Un milliard d'euros ponctionné aux mutuelles : une mesure qui inquiète" />
     </div>
     <div>
      En vue du budget 2025 de la Sécurité sociale, le gouvernement impose une contribution exceptionnelle d’un milliard d’euros aux mutuelles santé, instituts de prévoyance et assureurs santé. Initialement prévue pour compenser une hausse du ticket modérateur sur les consultations et une baisse des remboursements par l’Assurance maladie, cette taxation survient alors que ces mesures ont été abandonnées. <br />   <br />  <strong>Les mutuelles, qui avaient anticipé ces transferts de charges, ont augmenté leurs tarifs de 6% en moyenne pour 2025.</strong> Selon Florence Lustman, présidente de France Assureurs, cette hausse était légitime en raison de l’inflation des dépenses de santé et des nouvelles mesures comme la gratuité du vaccin contre la bronchiolite. Cependant, la demande de restitution par l’État de ces augmentations suscite incompréhension et opposition. Éric Chenut, président de la Mutualité française, avertit que l’augmentation de la taxe de solidarité additionnelle (TSA) nécessaire pour récolter cette somme impactera le pouvoir d’achat des Français. <br />   <br />  En 2020 et 2021, une mesure similaire avait été mise en place lors de la crise du Covid-19. <strong>Les mutuelles avaient alors contribué à hauteur de 1,5 milliard d’euros grâce à une réduction temporaire de la consommation de soins. Toutefois, cette ponction avait été suivie d’une hausse des cotisations pour compenser un rattrapage des soins.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un équilibre fragile entre fiscalité et cotisations</b></div>
     <div>
      L’État prévoit de récupérer ce milliard d’euros via une hausse temporaire de la TSA, qui pourrait augmenter de deux points, portant son taux moyen à 15%. Cette taxe, habituellement destinée à financer des dispositifs comme la Complémentaire santé solidaire (C2S), représente déjà un prélèvement significatif sur les cotisations. <br />   <br />  <strong>Catherine Vautrin, la ministre de la Santé, s’est engagée à ce que cette contribution exceptionnelle ne pèse pas directement sur les tarifs des mutuelles.</strong> Cependant, certains acteurs du secteur doutent de cette garantie. L’augmentation continue des dépenses de santé et l’inflation générale font craindre une répercussion inévitable sur les assurés. <br />   <br />  <strong>En parallèle, des voix s’élèvent pour critiquer le manque de concertation avec les mutuelles.</strong> Ces dernières rappellent qu’elles participent à la couverture de frais de santé toujours plus élevés, notamment avec le développement de nouvelles prestations comme le « 100% santé ». Pour elles, l’impact combiné de cette taxe et des coûts croissants risque de créer une pression insoutenable sur les finances des assurés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Réformes du secteur de l’assurance : ce qui va changer</title>
   <pubDate>Thu, 15 May 2014 15:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’année 2013 a été celle de toutes les réformes dans le secteur de l’assurance. Cette actualité très dense est annonciatrice de quelques mouvements encore pour l’année 2014.     <div>
      Assurance-vie, complémentaire santé, prévoyance… Pour les assurés, ces réformes sont synonymes de changements, et d’autant de raisons qui peuvent les conduire à reconsidérer leurs budgets d’assurance qu’il relève ou non de l’obligation. Voici donc un tour d’horizon de ces bouleversements et de leurs conséquences sur les marchés et leurs acteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’assurance-vie : une manne qui suscite l’intérêt de Bercy</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/6633874-10007204.jpg?v=1400248630" alt="Réformes du secteur de l’assurance : ce qui va changer" title="Réformes du secteur de l’assurance : ce qui va changer" />
     </div>
     <div>
      S’il est une réforme de l’assurance privée qui a attiré les regards en 2013, c’est bien celle de l’assurance-vie. Cette dernière est l’un des placements favoris des épargnants français, car sa fiscalité était demeurée stable jusqu’à très récemment. On enregistrait en effet 3,8 milliards de collectes nettes en janvier 2013 pour ce placement. Ce plébiscite est sans doute aussi ce qui l’a conduite à devenir la cible de l’action publique. La manne de l’assurance-vie est ainsi dans le viseur de Bercy qui a tout d’abord envisagé d’augmenter l’imposition de ces placements, avant de se <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/politique/2013/10/27/01002-20131027ARTFIG00027-taxation-de-l-epargne-le-gouvernement-recule.php">rétracter</a>  pour finalement opter pour une solution intermédiaire. <br />   <br />  Cette seconde option ne fut autre que la création d’un nouveau fonds de placement de l’assurance-vie baptisé «&nbsp;eurocroissance&nbsp;» fléchant directement l’épargne vers les entreprises et l’immobilier. Problème, «&nbsp;les fonds eurocroissance devraient rapporter entre 1% et 1,5% de plus dans une optique d’épargne longue&nbsp;» d’après Daniel Haguet, professeur de finance à l’Edhec interrogé par <a class="link" href="http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/dossier/les-fonds-sans-risque-d-assurance-vie-en-ordre-disperse-en-2013/nouveaute-2014-l-euro-croissance-aura-du-mal-a-convaincre-953885.php"><em>Les Echos</em></a>. Or «&nbsp;il s’agira d’un placement plus volatil qui pourra avoir des performances négatives certaines années&nbsp;», précise-t-il. Dans ces conditions, il y a peu de chances que ces nouveaux fonds séduisent massivement les investisseurs. Reste à savoir quelle serait la réaction du gouvernement, dans le cas où cette désaffection se confirmerait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’assurance retraite : une durée de cotisation allongée</b></div>
     <div>
      L’autre épisode majeur de l’actualité de l’assurance en 2013&nbsp;porte sur la réforme des retraites. Malgré une <a class="link" href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2014/2013-683-dc/saisine-par-60-deputes.139970.html">saisine</a>  du Conseil constitutionnel par les députés de l’opposition qui souhaitaient s’y opposer, la loi votée le 18 décembre 2013 par le Parlement a finalement été adoptée. Sujet hautement sensible en France, cette réforme a notamment été freinée, car ses opposants jugeaient qu’elles étaient porteuses d’inégalités entre les salariés français, notamment parce que certaines de ses dispositions ne s’appliquent pas de façon égale entre les salariés du privé et ceux du public. <br />   <br />  Pour l’essentiel, cette nouvelle loi a consisté en un abaissement de l’âge de départ pour les professions dites pénibles relevant du secteur privé, et surtout en un allongement de la durée des cotisations. «&nbsp;La durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein sera progressivement allongée à partir de la génération&nbsp;1958, d'un trimestre tous les trois ans, jusqu'à 43 ans (172 trimestres) en 2035, soit pour les générations&nbsp;1973 et suivantes&nbsp;», résume <a class="link" href="http://www.leparisien.fr/economie/le-conseil-constitutionnel-valide-la-reforme-des-retraites-16-01-2014-3500589.php"><em>Le Parisien</em></a>. En d’autres termes, l’âge de départ à la retraite permettant de bénéficier d’une retraite pleine s’élève désormais à 67 ans. Et si l’opération permet certes à l’État d’économiser 2,7 milliards d’euros, elle annonce indéniablement le développement du marché des retraites complémentaires notamment pour les moins de 40 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La complémentaire santé : une délégation au secteur privé porteuse d’incertitude</b></div>
     <div>
      Le secteur de la santé n’a pas non plus été épargné par les réformes du secteur de l’assurance. Le 11 janvier 2013 a été la date de l’adoption de l’accord national interprofessionnel, dont la transposition en loi au courant de l’été de la même année a posé le principe de la complémentaire santé obligatoire pour tous. D’après une <a class="link" href="http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/securite-sociale/complementaire-sante-obligatoire-en-2016-un-salarie-sur-deux-n-est-pas-au">étude</a>  du CREDOC, un salarié sur deux l’ignore encore. Pourtant d’ici 2016, toutes les entreprises devront financer au moins pour moitié l’assurance santé complémentaire de leurs salariés. La mesure, justifiée par le souci d’améliorer l’accès aux soins de tous les Français, soulève toutefois des interrogations, car ses modalités pratiques sont encore sensiblement floues. <br />   <br />  «&nbsp;Le fait que la réglementation ne soit pas complètement stabilisée introduit un niveau d’incertitude qui inquiète effectivement les chefs d’entreprises et les responsables de Ressources Humaines&nbsp;», explique par exemple le directeur général de la mutuelle SMI, <a class="link" href="http://www.journaldeleconomie.fr/Bertrand-Da-Ros-Mutuelle-SMI-la-refonte-du-contrat-responsable-aura-un-effet-structurant-pour-l-evolution-du-marche_a643.html">Bertrand Da Ros</a>. Le niveau de couverture des contrats collectifs pourra être déterminé dans le cadre d’accord de branche. «&nbsp;Un accord de branche répond aux caractéristiques majeures d’une branche professionnelle, mais ne peut pas tenir compte des spécificités propres à chaque entreprise&nbsp;», poursuit le DG de la mutuelle SMI. Une option, si l’on en croit Bertrand Da Ros, qui risque fort de pousser les salariés les mieux rémunérés à souscrire à une surcomplémentaire. <br />   <br />  À l’issue d’une année riche en nouveautés, l’environnement légal et institutionnel du secteur de l’assurance se trouve modifié en bien des endroits. La plupart des filières les plus importantes du secteur ont été concernées, ce qui pousse donc les assurés comme les assureurs à reconsidérer l’équilibre entre l’offre et la demande. Face à tous ces changements, la vigilance est donc de mise. Et pour l’assuré qui souhaite conserver le même niveau de garantie, un réexamen de ses différents contrats d’assurance est désormais susceptible de s’imposer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.economie-hebdo.fr/Reformes-du-secteur-de-l-assurance-ce-qui-va-changer_a203.html</link>
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