<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Economie Hebdo</title>
  <description><![CDATA[L'essentiel de l'économie]]></description>
  <link>https://www.economie-hebdo.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-12T05:37:59+02:00</dc:date>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.economie-hebdo.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.economie-hebdo.fr,2026:rss-97762184</guid>
   <title>Assurance maladie : médicaments ciblés, franchises moins relevées</title>
   <pubDate>Thu, 20 Aug 2026 16:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le gouvernement s’apprête à modifier une nouvelle fois le partage de la dépense de santé entre l’Assurance maladie, les complémentaires et les assurés. Quatre décrets concernant certains médicaments et dispositifs médicaux viennent d'être annoncés par la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist. Sur la TVA sociale, en revanche, la ministre temporise : cette piste ne suffirait pas à résoudre l’équation financière de la Sécurité sociale.     <div><b>Sécurité sociale : réduire les dépenses jugées les moins pertinentes</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/97762184-68054045.jpg?v=1787286261" alt="Assurance maladie : médicaments ciblés, franchises moins relevées" title="Assurance maladie : médicaments ciblés, franchises moins relevées" />
     </div>
     <div>
      Dans un entretien accordé au <a class="link" href="https://www.lefigaro.fr/conjoncture/le-gouvernement-renonce-a-doubler-le-plafond-des-franchises-medicales-annonce-stephanie-rist-au-figaro-20260820" target="_blank"><em>Figaro</em></a>  et publié le 20 août 2026, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, dévoile les arbitrages retenus après plusieurs semaines de contestation. Le cap reste celui des économies, mais les modalités évoluent. L<strong>e déficit de la Sécurité sociale a dépassé 21 milliards d’euros en 2025, et l’exécutif veut réduire les dépenses jugées les moins pertinentes sans diminuer la prise en charge des soins les plus efficaces.</strong> <br />   <br />  Deux dossiers doivent être distingués. D’un côté, l’Assurance maladie va moins financer certains produits de santé, ce qui pourrait augmenter la part supportée par les complémentaires. <strong>De l’autre, le gouvernement renonce à faire passer immédiatement de 100 à 200 euros le plafond annuel cumulé couramment présenté pour les franchises médicales et les participations forfaitaires.</strong> Quant à la TVA sociale, aucun décret n’est annoncé : la ministre ouvre plutôt un débat beaucoup plus large sur la façon de financer durablement la protection sociale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Assurance maladie cible certains médicaments dans quatre décrets</b></div>
     <div>
      Le premier changement est imminent. « <em>Quatre décrets seront publiés en cette fin de semaine</em> », indique Stéphanie Rist dans cet entretien accordé au <em>Figaro</em> le 20 août 2026. Ils doivent porter, dans la présentation la plus récente de la ministre, sur certains médicaments et dispositifs médicaux dont le bénéfice médical est considéré comme limité. <strong>L’objectif affiché consiste à concentrer davantage les remboursements de l’Assurance maladie sur les traitements considérés comme les plus utiles.</strong> <br />   <br />  Cette précision est importante, car les projets examinés quelques semaines auparavant couvraient un champ plus vaste. Lors de la saisine de la Caisse nationale d’Assurance Maladie transmise en juillet 2026, quatre projets de décrets concernaient les transports sanitaires, les dispositifs médicaux, certains médicaments et les soins dentaires. L’Unaf avait également indiqué, le 29 juillet 2026, que les textes soumis au conseil de la CNAM prévoyaient notamment une baisse de prise en charge des soins dentaires et des transports sanitaires. Or, Stéphanie Rist resserre sa présentation sur certains médicaments et dispositifs médicaux. Tant que les décrets eux-mêmes ne sont pas publiés, les paramètres de juillet 2026 ne peuvent donc pas être considérés comme définitivement arrêtés. <br />   <br />  <strong>La ministre assure en parallèle que les consultations médicales ne sont pas visées par ce paquet réglementaire. Elle promet également de préserver les médicaments les plus efficaces, y compris les traitements innovants. Les personnes en affection de longue durée (soit un ensemble de 14 millions de Français) seront protégées lorsque les médicaments concernés sont directement liés à leur pathologie</strong>. Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire doivent eux aussi être protégés, précise la ministre dans le même entretien. <br />   <br />  Cette protection des patients en ALD appelle cependant une nuance. Elle concerne le nouveau mécanisme de moindre remboursement annoncé pour certains produits et ne signifie pas que toutes les personnes atteintes d’une affection de longue durée sont exonérées de toutes les franchises existantes. L’Assurance Maladie rappelle, dans une fiche publiée le 10 juin 2026, que les exemptions générales actuelles concernent notamment les mineurs, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale de l’État ainsi que certaines femmes enceintes. La différence est essentielle pour apprécier le véritable reste à charge.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Franchises : le doublement abandonné, mais une hausse reste prévue</b></div>
     <div>
      C’est le principal recul politique annoncé par Stéphanie Rist. Le gouvernement ne fera pas passer le plafond annuel de 100 à 200 euros comme il l’avait envisagé en juillet 2026, assure Stéphanie Rist au <em>Figaro</em>. « <em>Les concertations ne sont pas virtuelles : seul le compromis permet d’avancer</em> », déclare Stéphanie Rist au Figaro. Associations de patients, professionnels de santé et représentants des familles avaient vivement contesté une hausse jugée trop brutale. <br />   <br />  Le fonctionnement actuel mérite d’être précisé. L’Assurance Maladie indique, dans sa fiche du 10 juin 2026, que les franchises médicales sont plafonnées à 50 euros par an et les participations forfaitaires à 50 euros par an. Par ailleurs, il existe la franchise à 1 euro par boîte de médicaments et à 4 euros par transport sanitaire, tandis que la participation forfaitaire atteint 2 euros pour une consultation ou un acte réalisé par un médecin, un examen radiologique ou une analyse de biologie médicale. L’abandon annoncé porte donc sur le doublement des plafonds, pas sur une suppression des franchises elles-mêmes. <br />   <br />  Surtout, il ne signifie pas que le plafond restera inchangé. Stéphanie Rist annonce au <em>Figaro</em> une nouvelle formule fondée sur une indexation à l’inflation depuis 2005. Elle ne communique toutefois aucun montant définitif dans l’entretien et se borne à garantir une augmentation « <em>nettement inférieure</em> » au doublement initialement envisagé. Présenter dès maintenant un nouveau plafond précis serait donc prématuré. <strong>La ministre affirme également que les montants prélevés à chaque consultation ou sur chaque boîte de médicaments ne seront pas augmentés dans cette réforme du plafond.</strong> <br />   <br />  L’enjeu financier n’est pas marginal. Le scénario de doublement présenté en juillet était associé à environ 750 millions d’euros d’économies. <strong>Toujours dans cet entretien, Stéphanie Rist indique que l’ancien scénario aurait représenté en moyenne moins de 2 euros supplémentaires par mois pour l’ensemble des Français et environ 4 euros par mois pour les patients en ALD. Ce sont précisément ces montants et, surtout, leur concentration sur des personnes consommant davantage de soins qui avaient nourri les critiques des associations.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Assurance maladie, les médicaments et le poids des complémentaires</b></div>
     <div>
      Le deuxième enjeu est moins visible pour l’assuré, mais potentiellement déterminant pour sa cotisation de complémentaire santé. Lorsqu’une partie du remboursement est retirée à l’Assurance maladie obligatoire, cette dépense ne disparaît pas nécessairement. Elle peut être reprise par une mutuelle, un assureur ou une institution de prévoyance, selon les garanties du contrat. Autrement dit, une économie pour les comptes publics peut devenir une dépense supplémentaire pour l’assurance complémentaire. <br />   <br />  En juillet 2026, la Mutualité française estimait à environ 1,5 à 1,7 milliard d’euros le volume des transferts alors envisagés vers les complémentaires. Cette estimation portait toutefois sur le paquet de mesures beaucoup plus large présenté à cette date. Elle ne permet donc pas de chiffrer le coût des quatre décrets tels que Stéphanie Rist les décrit désormais. La ministre elle-même ne donne aucun nouveau montant. <br />   <br />  Le gouvernement tente précisément de désamorcer ce risque. S<strong>téphanie Rist affirme au <em>Figaro</em> avoir construit les nouveaux décrets afin d’éviter un « <em>déport massif</em> » vers les complémentaires et promet de surveiller les tarifs. Mais l’équation reste délicate : si une mutuelle rembourse une dépense que l’Assurance maladie ne prend plus en charge au même niveau, elle doit trouver ailleurs les ressources correspondantes.</strong> Fin juillet 2026, l’Unaf estimait ainsi que les projets soumis à la CNAM risquaient d’entraîner une hausse des cotisations des complémentaires. <br />   <br />  Cette politique s’inscrit dans une recherche d’économies beaucoup plus vaste. L’Assurance Maladie évalue le déficit de la branche maladie à 13,8 milliards d’euros en 2026 et avance 3,9 milliards d’euros de pistes d’économies pour 2027, dans son rapport <em>Charges et Produits</em> présenté le 2 juillet 2026. Ce document rassemble 40 propositions structurantes, selon l’Assurance Maladie, autour de la prévention, de l’amélioration des parcours et d’un principe résumé par l’institution comme le remboursement du soin pertinent au juste prix. <br />   <br />  Stéphanie Rist défend le même raisonnement dans son entretien. Le budget annuel de l’hôpital est passé de 79 à 113 milliards d’euros depuis 2017, indique la ministre dans cet entretien au <em>Figaro</em>. <strong>Elle annonce parallèlement plus de 3.000 maisons France Santé à la fin de 2026, un objectif de 5.000 à la fin de 2027 et une hausse de 20% du nombre d’internes formés courant 2026.</strong> Son argument consiste donc à présenter les mesures d’économies non comme un désengagement généralisé de l’Assurance maladie, mais comme un recentrage destiné à continuer de financer l’hôpital, l’accès aux soins et les innovations thérapeutiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>TVA sociale : aucun décret annoncé, le financement reste ouvert</b></div>
     <div>
      La TVA sociale occupe une place différente dans les annonces de la ministre. Aucun texte réglementaire imminent ne la concerne. Interrogée directement sur cette piste dans <em>Le Figaro</em>, Stéphanie Rist répond : <strong>« <em>La TVA sociale n’est pas, à elle seule, une solution suffisante</em> ». Elle invoque notamment la démographie pour expliquer qu’un simple changement de recette ne suffirait pas à rétablir durablement les comptes sociaux.</strong> <br />   <br />  Le principe d’une TVA sociale consiste, dans le débat économique, à faire davantage contribuer la fiscalité sur la consommation au financement de la protection sociale afin de réduire en contrepartie le poids de certains prélèvements assis sur le travail. Mais l’interview de Stéphanie Rist ne contient ni taux envisagé, ni calendrier, ni projet de décret, ni arbitrage gouvernemental en faveur d’un tel basculement. Il serait donc excessif de présenter la TVA sociale comme une réforme décidée. La ministre la traite comme une option parmi d’autres dans une discussion plus générale sur les recettes de la Sécurité sociale. <br />   <br />  Le chantier qu’elle met explicitement en avant est ailleurs : dans la frontière entre l’Assurance maladie obligatoire et les complémentaires. « <em>Nous avons deux financeurs : il faut clarifier davantage la place de chacun</em> », déclare Stéphanie Rist au <em>Figaro</em>. Cette phrase donne une cohérence particulière aux quatre décrets. <strong>Au-delà de quelques médicaments moins remboursés, l’exécutif teste en réalité le partage futur de la dépense entre la Sécurité sociale et les organismes complémentaires, avec une question centrale : quels soins doivent relever prioritairement de la solidarité nationale et lesquels peuvent être davantage pris en charge par les contrats complémentaires ?</strong> <br />   <br />  Cette réflexion devra alimenter le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Stéphanie Rist affirme vouloir continuer à investir dans l’hôpital et l’accès aux soins tout en recherchant des économies sur les dépenses jugées moins pertinentes, selon son entretien au Figaro. La publication des quatre décrets permettra surtout de mesurer la portée concrète de cette doctrine : quels médicaments et dispositifs seront concernés, à quel taux ils seront remboursés par l’Assurance maladie et quelle part de la facture sera finalement transférée aux complémentaires ou, en l’absence de couverture suffisante, aux assurés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/imagette/97762184-68054045.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.economie-hebdo.fr/Assurance-maladie-medicaments-cibles-franchises-moins-relevees_a1806.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.economie-hebdo.fr,2026:rss-6007514</guid>
   <title>François Hollande : du "pédalo" au "rétro pédalage"</title>
   <pubDate>Thu, 31 Oct 2013 16:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Baptiste Le Roux</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'exécutif est-il si sensible que ça à la revendication ? Si l'on en croit les évènements autour du mariage homosexuel, on pourrait dire que non. Cependant, force est de constater que sur les sujets économiques, seule la loi du "un pas en avant, un pas en arrière" prime actuellement… Petit florilège d'exemples.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/6007514-8957343.jpg?v=1383232776" alt="François Hollande : du "pédalo" au "rétro pédalage"" title="François Hollande : du "pédalo" au "rétro pédalage"" />
     </div>
     <div>
      Le salaire des patrons par exemple, une promesse de campagne de François Hollande. En juillet dernier, Pierre Moscovici nous promettait une loi pour réguler <em>"certaines pratiques excessives".</em> Dix mois plus tard, le ministre des Finances annonçait l'abandon du projet de loi, préférant un durcissement du code promis par le patronat. C'est finalement cette seconde option qui a été choisie, celle du <em>"say on pay"</em>, où les actionnaires peuvent se prononcer sur la politique de rémunération des patrons. <br />   <br />  L'épisode des pigeons. Ces volatiles ont tellement volé dans les plumes du gouvernement qu'il finit par reculer, en quelques jours seulement, sur la nouvelle taxation des plus-values lors de la revente d'une entreprise. Finalement les entrepreneurs bénéficieront du système actuel, soit 34,5 % de taxation contre les 60 % attendus. <br />   <br />  Vient ensuite la TVA sociale, ou plutôt le <em>"un pas en arrière, un pas en avant".</em> Interrogé sur France 3, le 23 septembre 2012, le ministre des Finances déclare : <em>"non, la TVA n'augmentera pas. La CSG n'augmentera pas, le livret A ne sera pas fiscalité, les retraités ne seront pas davantage taxés."</em> Et finalement, contre toute attente, on apprend le 6 novembre la mise en place de trois nouveaux taux de TVA, soit 5, 10 et 20 % à la place des 5.5, 7 et 19.6 %. <br />   <br />  Dernièrement, la taxation des PEA, PEL et contrats d'assurance vie faisaient beaucoup parler d'elle. Finalement le gouvernement a fait marche arrière, tout comme pour l'écotaxe, reportée cette semaine du fait de la révolte bretonne. Jean-Vincent Placé, le patron des sénateurs EELV, déclarait à ce sujet que si le gouvernement recule sur l'écotaxe, il ne faut pas s'étonner s'il n'a plus autorité sur rien. La question reste entière... <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/imagette/6007514-8957343.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.economie-hebdo.fr/Francois-Hollande-du-pedalo-au-retro-pedalage_a78.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.economie-hebdo.fr,2026:rss-4780331</guid>
   <title>Coûts du travail : et si le gouvernement soutenait les travailleurs hautement qualifiés ?</title>
   <pubDate>Fri, 05 Oct 2012 14:00:06 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cruciale pour la compétitivité française à l’étranger, la question du coût du travail n’épargne aucun gouvernement. Quelques mois après l’arrivée au pouvoir de François Hollande, le gouvernement socialiste s’apprête à son tour à prendre des mesures. Souhaitant notamment peser sur les créations d’emplois industriels, Jean-Marc Ayrault et ses ministres pourraient, en 2013, s’inscrire dans la continuité de l’équipe gouvernementale précédente ; avec quelques ajustements toutefois.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/4780331-7146579.jpg?v=1349281680" alt="Coûts du travail : et si le gouvernement soutenait les travailleurs hautement qualifiés ?" title="Coûts du travail : et si le gouvernement soutenait les travailleurs hautement qualifiés ?" />
     </div>
     <div>
      Le coût du travail en France est fréquemment présenté comme un handicap pour notre pays. Il s’agit là d’un paradoxe lorsque l’on sait que les niveaux de salaire, notamment dans les secteurs industriels, convergent sensiblement au sein de l’Union européenne. En février 2012, l’INSEE avait ainsi publié une <a class="link" href="http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/cout-du-travail-comparaison-france-allemagne.html">étude</a>  qui illustrait par exemple la proximité des coûts de la main-d’œuvre française et allemande. Or l’Allemagne, dont la balance commerciale est excédentaire depuis le début des années 2000, semble s’accommoder des problèmes de compétitivités-coûts que lui pose son niveau de vie. Le problème du coût du travail serait-il donc un mal français&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  À l’inverse de l’Allemagne, la balance commerciale française voit son <a href="http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&amp;id=232">déficit</a> se creuser depuis le début de la dernière décennie. Ce déficit atteignait en 2011 quelque 70 milliards d’euros. Confronté à l’asymétrie de cette situation, le gouvernement Fillon avait choisi de s’attaquer au problème de compétitivité de l’industrie nationale en favorisant l’allègement du coût du travail des techniciens et ouvriers qualifiés. En février 2012, l’Assemblée avait ainsi voté la TVA sociale dont l’objet était notamment de permettre un report sur la TVA du coût des charges patronales concernant les salaires compris entre 1,6 et 2,4 fois le salaire minimum. <br />  &nbsp; <br />  D’après les informations parues dans <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/10/03/cout-du-travail-ce-que-prepare-l-elysee_1769200_823448.html">Le Monde</a>  du 3 octobre 2012, le gouvernement Ayrault plancherait à son tour sur une baisse des cotisations patronales. Une baisse de 40 milliards d’euros serait ainsi étalée sur cinq années afin de soulager progressivement les entreprises entreprises d’une partie du coût de leur main-d’oeuvre. La nature du report de ces cotisations reste encore à déterminer. Si les salaires concernés par cette baisse des charges patronales sont compris dans une tranche étroitement similaire à celle retenue début&nbsp;2012 par le gouvernement Fillon, des nouveautés pourraient toutefois se profiler à l’horizon&nbsp;2013. Alors en campagne, le camp socialiste avait en effet mis en doute que l’application de la mesure aux niveaux de salaires initialement retenus permettrait de cibler efficacement le secteur secondaire. Or en octobre 2012, Louis Gallois, missionné pour piloter la conception de cette mesure, a avancé que son extension aux hauts salaires – dans des proportions pouvant atteindre quatre fois le SMIC – permettrait d’en étendre les retombées positives aux ingénieurs. <br />  &nbsp; <br />  Bien qu’en attente de confirmation, cette option pourrait s’avérer pertinente au regard problème français de compétitivité. Le rapprochement de la balance commerciale française et allemande suggère en effet que les piètres performances françaises sur les marchés internationaux sont une question de compétitivité hors prix plus que de coûts. En réduisant les charges qui pèsent sur les salaires des travailleurs hautement qualifiés, le gouvernement en favorisait mécaniquement l’embauche par l‘industrie nationale. À l’aide de ces cerveaux, le secondaire français pourrait alors redéfinir son offre et la repositionner qualitativement sur le marché mondial, selon des standards qualité plus élevés. En cette fin d’été&nbsp;2012, le gouvernement semble n’exclure aucune possibilité, mais il faudra attendre début&nbsp;2013 pour constater son choix final.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/imagette/4780331-7146579.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.economie-hebdo.fr/Couts-du-travail-et-si-le-gouvernement-soutenait-les-travailleurs-hautement-qualifies_a37.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
