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  <title>Economie Hebdo</title>
  <description><![CDATA[L'essentiel de l'économie]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-12T05:49:53+02:00</dc:date>
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   <title>Accord Mercosur : Bruxelles valide, les 27 devront trancher</title>
   <pubDate>Thu, 04 Sep 2025 16:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Commission européenne a validé le texte final de l’accord UE-Mercosur, mais ce feu vert cache une étape cruciale : le consentement des 27 États membres. Malgré une architecture renforcée de garanties, notamment pour la France, la ratification reste incertaine. Les pays sud-américains, eux, sont plus acquis que Bruxelles à cet accord stratégique, sur fond d’enjeux climatiques majeurs.     <div><b>Gouvernance renforcée, garanties ciblées pour la France</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/90902530-64015964.jpg?v=1756998049" alt="Accord Mercosur : Bruxelles valide, les 27 devront trancher" title="Accord Mercosur : Bruxelles valide, les 27 devront trancher" />
     </div>
     <div>
      Le 3 septembre 2025, à Bruxelles, la Commission européenne a entériné le texte définitif de l’accord Mercosur, marquant une avancée majeure vers un traité commercial promis depuis plus de 20 ans – un accord politique initial conclu en 2019 mais en suspens depuis lors. Celui-ci doit désormais recevoir l’aval des 27 États membres. <strong>L’enjeu est double : préserver les intérêts européens nationaux, notamment ceux de la France, tout en répondant aux attentes énergisées du Brésil et de ses partenaires sud-américains.</strong> <br />   <br />  Pour convaincre la France, la Commission a déclenché une batterie de garanties concrètes. Elle a ainsi introduit un mécanisme de suspension des importations en cas de non-respect des critères environnementaux et alloué des soutiens financiers spécifiques aux secteurs sensibles comme le sucre, la volaille et le bœuf. Dans la même veine, il y a des engagements ciblés de sauvegarde agricole, destinés à atténuer les tensions politiques domestiques. Pourtant, cette validation — qualifiée de « <em>premier feu vert</em> » — reste perçue comme un compromis fragile face aux critiques croissantes sur les volets écologique et social de l’accord.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une réception contrastée entre Europe et Amérique du Sud</b></div>
     <div>
      Sur le plan institutionnel, l’UE affiche un optimisme mesuré, avec à son actif la promesse de gains annuels de 4 milliards d’euros via la suppression des droits de douane et l’accès à un marché de 780 millions de consommateurs. Pour Valdis Dombrovskis, le commissaire européen à l'Économie, cet accord constitue « <em>une étape importante de la politique commerciale de l’UE</em> ». <br />   <br />  En revanche, côté sud-américain, l’accueil est nettement plus enthousiaste. <strong>Plusieurs États latino-américains voient dans le texte un tremplin revitalisant leurs échanges avec l’UE</strong>, peut-être plus qu’elle-même, à l’heure où la complexité politique ralentit le processus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Budget 2024 : le FMI communique ses recommandations à la France</title>
   <pubDate>Fri, 24 May 2024 08:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Fonds monétaire international a émis des recommandations pour réduire la dette française, soulignant la nécessité d'ajustements budgétaires et rejetant l'idée d'une augmentation des impôts. Ces directives visent principalement les dépenses publiques, notamment les aides aux entreprises, les niches fiscales et les dépenses des collectivités locales.     <div><b>Vers un budget rigoureux pour 2025</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/80488809-58089560.jpg?v=1716533261" alt="Budget 2024 : le FMI communique ses recommandations à la France" title="Budget 2024 : le FMI communique ses recommandations à la France" />
     </div>
     <div>
      L'élaboration du budget 2025 est au cœur des préoccupations du ministère des Finances, avec un objectif clair : réaliser plus de 20 milliards d'euros d'économies. <strong>Dans ce contexte, le rapport annuel du FMI devient une source précieuse de directives pour atteindre un déficit de 3% du PIB en 2027.</strong> <br />   <br />  <strong>Le FMI propose une révision des aides financières ciblant l'innovation, les travailleurs et les collectivités locales.</strong> Cette démarche est approuvée par le ministère, qui voit dans ces recommandations une validation de sa stratégie économique, en dépit des critiques de la Commission européenne et du Haut Conseil des finances publiques, qui jugent les prévisions de croissance trop optimistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Économies ciblées et soutien à la transition climatique</b></div>
     <div>
      Le FMI insiste sur la nécessité d'une approche plus ciblée dans les allocations chômage et les dépenses fiscales en faveur de la R&amp;D et de l'innovation, notamment à travers le crédit impôt recherche (CIR). <strong>Parallèlement, le rapport met en avant l'importance de contenir l'augmentation de la masse salariale du secteur public en favorisant l'automatisation et la numérisation</strong>, et propose de financer la transition climatique par la suppression progressive des exemptions fiscales sur les combustibles fossiles. <br />   <br />  Ces mesures, tout en étant économiquement significatives, pourraient également s'avérer politiquement délicates, surtout concernant la taxation du transport routier à moyen terme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le financement privé au cœur de l’innovation française</title>
   <pubDate>Thu, 14 Dec 2023 06:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   « La France est en train de mettre sur pied un plan en faveur de l’innovation sans équivalent depuis l’après-guerre et la reconstruction », a affirmé, avec enthousiasme, Paul-François Fournier, directeur innovation de Bpifrance. Le projet d’investissement « France 2030 », doté de 54 milliards d’euros, est certes d’envergure, mais il ne suffira pas, sans l’appui du secteur privé, à relancer la machine industrielle française et à doper l’innovation.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/77312262-56108235.jpg?v=1702483940" alt="Le financement privé au cœur de l’innovation française" title="Le financement privé au cœur de l’innovation française" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><em>« Qu’a besoin de faire notre pays ? De continuer d’être compétitif sur le capital, le travail, l’innovation !</em> », <a class="link" href="https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2021/10/12/presentation-du-plan-france-2030">affirmait Emmanuel Macron</a>  dans un discours en mai dernier à l’occasion d’un évènement intitulé « Accélérer notre réindustrialisation ». Il faut dire que le président de la République a fait de l’innovation son cheval de bataille, et à raison&nbsp;: elle est un gage de renouvellement de l’économie et de l’offre d’emplois, tout en étant fondamentale pour notre souveraineté industrielle. <br />   <br />  Bpifrance a ainsi d’ores et déjà débloqué 22&nbsp;milliards d’euros (sur 54 au total) dans le cadre du grand plan d’investissement « France&nbsp;2030 », lancé en 2021. Celui-ci a pour but de faire émerger les futurs champions industriels français dans des domaines vitaux pour notre économie&nbsp;: défense, santé, nouvelles technologies, numérique… <br />   <br />  Mais l’argent public n’est évidemment pas infini, et l’objectif de Bpifrance consiste surtout à donner l’impulsion au secteur privé, de l’aveu même de son directeur innovation. « <em>L’enjeu principal est désormais que le privé prenne le relais de la puissance publique sur le financement de l’innovation en France</em> », <a class="link" href="https://www.lesechos.fr/thema/articles/le-prive-doit-prendre-le-relais-pour-le-financement-de-linnovation-en-france-1944129">confirme Paul-François Fournier</a>. « <em>On est en avance de phase pour donner un signal au marché. Mais on a vocation à rester minoritaire</em> ». En somme, le secteur privé doit, lui aussi, jouer le jeu pour accompagner les entreprises, encourager l’innovation et donc délivrer, au bout de la chaîne, croissance économique et emplois. <br />  &nbsp; <br />   <br />  <strong>L’innovation, un enjeu majeur de souveraineté économique et industrielle</strong> <br />   <br />  Traitement de maladies rares et réputées incurables, transition énergétique, production d’électricité propre, relance du tissu industriel et recherche d’une nouvelle souveraineté industrielle… Relever ces grands défis, c’est l’objectif que se sont fixé de très nombreuses pépites françaises de tous les secteurs. On peut évoquer la GreenTech <a class="link" href="https://www.qair.energy/">Qair</a>, spécialisée dans l’hydrogène vert et l’éco-combustion, ou encore la MedTech <a class="link" href="https://www.corwave.com/fr/">CorWave</a>, qui a créé une pompe cardiaque révolutionnaire, inspirée du mouvement de la nageoire des poissons, à destination des patients souffrant d’insuffisance cardiaque sévère. <br />   <br />  Au-delà de leurs ambitions de disruption technologique, ces startups participent aussi directement à l’économie réelle, en créant des emplois, en construisant des usines… Elles répondent de plus à un objectif fondamental de souveraineté industrielle, à l’heure où la France est à la traîne dans beaucoup de domaines, comme les technologies médicales, où la plupart des leaders sont anglo-saxons. « <em>C’est rageant, car la France a toujours été une terre d’innovation dans le domaine</em>, <em>dont l’excellence des scientifiques et des médecins est réputée mondialement », </em><a class="link" href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/03/07/la-medtech-francaise-en-quete-de-champions_6116457_3234.html">regrette Eric Le Roy</a>  <em>, </em>directeur général du Syndicat national de l’industrie des technologies médicales. « <em>La difficulté principale reste le financement</em> », souligne de son côté Bertin Nahum, ancien président de Quantum Surgical, une MedTech spécialisée dans les robots médicaux, et qui a dû vendre sa pépite en 2016 à l’Américain Zimmer, faute de fonds. Une problématique de financement de l’innovation que l’on retrouve dans tous les secteurs, puisque les technologies de rupture nécessitent presque toujours un très fort investissement initial. Malheureusement, les banques comme les fonds de capital-risque, qui ont justement pour rôle d’amorcer ce type de financement, délaissent peu à peu ces sociétés à très fort potentiel— mais à besoin de liquidités élevé. <br />  &nbsp; <br />   <br />  <strong>Quand les investisseurs délaissent la French Tech</strong> <br />   <br />  Les fonds de <em>venture capital</em> n’osent plus&nbsp;: c’est ce qui ressort des chiffres publiés par EY pour 2022 et 2023. Au <a class="link" href="https://www.ey.com/fr_fr/fast-growing-companies/barometre-ey-du-capital-risque-les-resultats-au-1er-semestre-2023">premier semestre&nbsp;de cette année</a>, le cabinet de conseil a ainsi constaté une baisse des investissements de 49&nbsp;% par rapport à l’année dernière. « <em>Les raisons de ce ralentissement sont multiples et ne sont que la confirmation de ce qui est perceptible dans la French Tech depuis l’été&nbsp;2022. La hausse des taux et les incertitudes macroéconomiques ont mis un frein à un système qui s’était un peu emballé</em> », indique Franck Sebag. « <em>La plupart des investisseurs ont décidé de temporiser, entraînant dans leurs sillages une contraction des volumes d’investissements, d’abord aux États-Unis puis en Europe</em> ». <br />   <br />  En parallèle, un même mouvement se fait sentir du côté des banques, qui rechignent à consentir des prêts « risqués » aux entreprises innovantes et de rupture, notamment à cause de la <a class="link" href="https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/union-europeenne/zone-euro-la-demande-de-credits-d-entreprises-plonge-a-son-plus-bas-niveau-depuis-2003_AV-202307250285.html">hausse des taux</a>. Même en dehors de ces aspects conjoncturels, ce type d’entreprise présente des caractéristiques qui ne facilitent pas l’obtention d’un prêt bancaire&nbsp;: manque de notoriété, incertitude sur l’aboutissement technologique et les débouchés commerciaux, retour sur investissement éloigné dans le temps, difficultés financières et endettement déjà important… « <em>Quand vous êtes une PME qui traverse trois ans "dans le rouge", il n’y a plus aucune banque pour vous soutenir</em> », <a class="link" href="https://lestransitions.fr/2023/09/02/dbt-reste-a-lavant-garde-de-la-transition-energetique/">confirme Alexandre Borgoltz</a>, président de DBT, une entreprise spécialisée dans les stations de recharge pour véhicules électriques. <br />   <br />  C’est aussi pour cela que de nombreuses sociétés décident de s’introduire en bourse, sur les conseils de courtiers qui font parfois miroiter un avenir radieux avec par exemple l’arrivée deliquidités importantes… Des espérances qui sont souvent déçues, comme pour la MedTech française <a class="link" href="https://finascope.fr/operations/ikonysis-seffondre-en-bourse-pour-son-premier-jour-de-cotation/">Ikonysis</a>, dont la valeur s’est effondrée de plus de 30&nbsp;%… le premier jour de sa cotation. Toutes ces raisons expliquent en grande partie pourquoi d’autres méthodes de financement dites « alternatives » battent des records en France, comme le <em>crowdfunding</em>. <br />  &nbsp; <br />   <br />  <strong>L’innovation multiplie ses sources de financement</strong> <br />   <br />  Le financement participatif a récolté plus de 2&nbsp;milliards d’euros en 2022, selon le <a class="link" href="https://financeparticipative.org/nouveau-record-pour-le-crowdfunding-2-milliards-deuros-collectes-en-2022/">baromètre de Mazars</a>. Un record, qui montre la croissance très importante de ce secteur, notamment dans le financement participatif sous forme de prêts. Souvent, le crowdfunding permet d’ailleurs de compléter efficacement les premiers investissements publics reçus. <br />   <br />  C’est typiquement le cas de l’entreprise Cyclik, qui met au point des vélos avec des cadres en lin et en bambou. La startup avait reçu une bourse French Tech ainsi qu’une subvention de l’Ademe, mais il lui manquait une somme conséquente — 1,2&nbsp;million d’euros — pour passer le cap de l’industrialisation sur ses premiers modèles électriques. L’aide est finalement venue du secteur privé, puisque le <em>crowdequity</em> (financement participatif par actions) lui a permis de récolter 250 000&nbsp;euros en trois mois, mais aussi et surtout d’attirer de nouveaux investisseurs. « <em>Grâce aux échanges que nous avons eus avec certains [investisseurs], nous avons fait évoluer le produit sur plusieurs détails techniques. D’autres ont aidé à recruter ou à trouver des revendeurs spécialisés dans le nord de la France</em> », <a class="link" href="https://www.capital.fr/entreprises-marches/entrepreneurs-debutants-vers-quels-financements-alternatifs-vous-tourner-1481111">raconte Félix Hébert</a>, fondateur de la startup. <br />   <br />  Pour les entreprises qui ont fait le choix d’être cotées en Bourse, sans voir leur capitalisation augmenter en temps opportun, d’autres voies s’ouvrent comme les obligations convertibles en actions avec bons de souscriptions d’actions (OCABSA). Ce produit, connu pour sa flexibilité, donne la faculté à son porteur de convertir les obligations en actions au fil de l’eau. Avec l’absence de taux d’intérêt pour l’entreprise, elles constituent un excellent moyen de financer l’innovation par le marché, qui s’accompagne forcément d’un risque élevé d’une dilution du capital pour certains actionnaires. Un risque à tempérer néanmoins, sachant que beaucoup d’entreprises ayant recours aux OCABSA ne sont pas loin de mettre la clé sous la porte faute de liquidités, à l’image <a class="link" href="https://www.boursorama.com/bourse/actualites/hopium-hopium-tirage-de-200-obligations-convertibles-en-actions-dans-le-cadre-de-l-emprunt-conclu-avec-la-societe-atlas-special-opportunities-07da3a5929aa446befe752da05820cf9">d’Hopium</a>, un des leaders français de l’hydrogène. Celui-ci a émis un tirage de 200&nbsp;OCABSA cette année, en collaboration avec Atlas Special Opportunities, après un dévissage sévère&nbsp;: son cours de bourse a perdu <a class="link" href="https://www.tradingsat.com/hopium-FR0014000U63/actualites/hopium-pour-assurer-sa-survie-le-constructeur-automobile-hopium-va-encore-tailler-dans-ses-depenses-1085869.html">96&nbsp;%</a>  de sa valeur depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier. Une solution de la dernière chance pour cette entreprise abandonnée par ses investisseurs, mais dont le projet pourrait révolutionner les mobilités, avec la mise au point d’une voiture à hydrogène rechargeable en quelques minutes à peine. <br />   <br />  À l’inverse, d’autres entreprises choisissent de recourir aux OCABSA pour accélérer leur développement et combler leurs besoins en fonds de roulement très élevé, justifiés par une R&amp;D intensive. C’est le cas de nombreuses biotech, connues pour avoir des besoins en cash importants, comme Pharnext, à qui il manquait environ 100&nbsp;millions d’euros pour conduire les derniers essais cliniques d’un médicament révolutionnaire destiné à traiter la maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT). « <em>Aucun actionnaire n’était capable d’assurer son financement</em> », <a class="link" href="https://www.lasantepublique.fr/hugo-brugiere-nous-sommes-a-laube-de-reussir-un-pari-stratospherique/">raconte Hugo Brugière</a>, PDG de l’entreprise, qui a donc choisi les obligations convertibles. « <em>Avec notre partenaire financier, Alpha Blue Ocean (ABO), nous avons mis en place des moyens de financement en obligations convertibles. Cela nous a permis de lever environ 80&nbsp;millions d’euros sur 18&nbsp;mois</em> », et donc de conclure l’essai clinique, qui s’est fini le 24&nbsp;août dernier. La biotech vise à présent des autorisations de mise sur le marché auprès des gendarmes du médicament américains et européens. « <em>Il faut garder les pieds sur terre, mais je crois que nous sommes à l’aube de réussir un pari stratosphérique</em> », s'enthousiasme Hugo Brugière. <br />   <br />  Une preuve parmi d’autres qu’en France, le financement privé est capable d’investir dans l’innovation pour accélérer la réindustrialisation et être aux avant-postes de révolutions technologiques promues et initialement soutenues par l’État.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.economie-hebdo.fr/Le-financement-prive-au-coeur-de-l-innovation-francaise_a1619.html</link>
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   <title>Lutte contre la fausse monnaie : pourquoi les billets d’aujourd’hui sont encore plus difficiles à falsifier</title>
   <pubDate>Thu, 20 Apr 2023 17:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Industrie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Personne n’est à l’abri d’avoir en sa possession un faux billet. Néanmoins, les contrefaçons se raréfient à mesure que les acteurs fiduciaires développent des technologies de protection toujours plus perfectionnées, faisant désormais du billet de banque un concentré de technologies quasiment infalsifiable.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/72294307-50323492.jpg?v=1682007695" alt="Lutte contre la fausse monnaie : pourquoi les billets d’aujourd’hui sont encore plus difficiles à falsifier" title="Lutte contre la fausse monnaie : pourquoi les billets d’aujourd’hui sont encore plus difficiles à falsifier" />
     </div>
     <div>
      Le français Oberthur Fiduciaire, l’allemand Giesecke+Devrient, ou encore l’anglais De La Rue… Ces entreprises européennes historiques de l’impression fiduciaire sont les principaux garants de la fiabilité des billets de banque dans de nombreux pays. Ces morceaux de papier colorés qui nous accompagnent au quotidien sont en fait le fruit d’innovations permanentes, protégées par le secret industriel, visibles comme invisibles. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le défi de l’innovation permanente</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le fleuron français Oberthur Fiduciaire le souligne <a class="link" href="https://www.revue-rms.fr/Thomas-Savare-oberthur-fiduciaire/">par la voix de son PDG</a>  Thomas Savare&nbsp;: l’impression de billets est «&nbsp;<em>un métier gouverné par un défi technique permanent&nbsp;: celui d’avoir plusieurs longueurs d’avance sur les contrefacteurs</em>&nbsp;». L’enjeu est d’autant plus crucial qu’en l’absence de mesures de sécurité à la hauteur des enjeux, la contrefaçon peut mettre à mal la stabilité monétaire d’un pays. De tels risques semblent toutefois bel et bien appartenir au passé en raison du degré de technicité atteint dans la lutte contre la fausse monnaie. C’est ainsi que la Banque centrale européenne (BCE) peut sans risque présenter les billets européens comme sûrs et fiables, et rapporter conséquemment des saisies historiquement basses de contrefaçons. <br />  &nbsp; <br />  La BCE a d’ailleurs profité de l’anniversaire vicennal des billets de banque européens pour changer leur design et leur graphisme. Loin de se cantonner au toilettage esthétique, cette décision s’adosse à l’objectif d’un renforcement de la sécurité de la monnaie fiduciaire. L’institution n’en est pas à son coup d’essai. En 2014 déjà, elle s’était illustrée par l’émission de billets de 10 euros composés entre autres de nouveaux dispositifs tels qu’un nombre émeraude, des reliefs ou l’incorporation d’un portrait de la déesse Europe dans son hologramme et son filigrane. L’occasion de rappeler au grand public mais surtout de faire savoir aux contrefacteurs que le billet papier est plus que jamais un bijou technologique. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Du secret industriel aux solutions de sécurité</strong> <br />  &nbsp; <br />  Chaque nouvelle innovation est une garantie supplémentaire d’inviolabilité monétaire. En amont, plus l’information est cloisonnée, mieux le secret industriel est protégé. Oberthur Fiduciaire a ainsi décidé de <a class="link" href="https://www.innovant.fr/2022/08/25/la-securite-une-regle-dor-pour-oberthur-fiduciaire/">contrôler l’ensemble de sa chaîne de production</a>, «&nbsp;<em>de la fabrication du papier à l’impression de la monnaie</em>&nbsp;». L’entreprise rennaise a ainsi racheté VHP Security Paper, une société accréditée par la BCE et spécialisée dans la confection du papier pour billets de banque depuis 1890. Les caractéristiques du papier sont essentielles et doivent supporter des ajouts technologiques toujours plus performants. Oberthur Fiduciaire a ainsi mis au point un fil 3D de nouvelle génération (Relief<sup>TM</sup>) dont la polyvalence et les effets visuels en font un outil de sécurité et de reconnaissance utile pour les utilisateurs. &nbsp;Une autre technologie – Pulsar<sup>TM </sup>– intègre des micro-optiques pour un effet visuel extrêmement difficile à reproduire.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Ces innovations ne sont pas l’apanage d’une seule entreprise, mais chaque acteur du monde fermé de l’impression fiduciaire a ses propres technologies. Une difficulté de plus pour les faussaires et une saine émulation pour tous les fabricants de billets de banque. Ainsi, G+D a développé plusieurs éléments de sécurité à l’image de (FIT®) qui combine gravure informatisée et technologie laser pour notamment créer des lignes très fines. <br />  &nbsp; <br />  La qualité des solutions proposées et l’immense difficulté à s’en rapprocher pour les faussaires est un impératif pour garder la confiance des banques centrales. Une confiance de la BCE et des citoyens qui se traduit notamment par une masse de billets en circulation qui ne cesse de croître. &nbsp;Pour les vingt ans de l’euro, en 2020, <a href="https://www.bundesbank.de/fr/bundesbank/les-vingt-ans-de-l-euro/chiffres-et-faits-autour-de-la-monnaie-fiduciaire-772118#:~:text=Les%20billets%20en%20circulation%20dans,6%20pour%20cent%20par%20an.">la Bundesbank a mis en perspective</a> le volume fiduciaire en circulation au sein de l’Eurosystème – qui regroupe la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales. Depuis 2010, «&nbsp;<em>le volume des billets en circulation a crû en moyenne de 6% par an</em>&nbsp;», démontrant s’il en était besoin la confiance des européens pour le cash en général et la sécurité de leur monnaie en particulier. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Entre ombre et lumière&nbsp;: un billet infalsifiable</strong> <br />  &nbsp; <br />  Une des particularités de nombreux systèmes de sécurité est leur réaction à la lumière. Certains effets se voient à l’œil nu tandis que d’autres requièrent un appareil de contrôle de type lampe à UV. C’est le cas pour les effets lumineux de G+D rendus visibles grâce à une lumière ultraviolette, mais également avec le vernis UV Securicoat Ultra d’Oberthur Fiduciaire, renforcé par un adjuvant anti-eau et anti-huile. Un autre système de protection de l’imprimeur français (Avalon) repose sur une encre qui, lorsqu’elle est légèrement frottée, change temporairement de couleur sous les ultraviolets. Au-delà de ce degré technique déjà avancé pour le grand public, il existe des dispositifs de sécurité encore plus poussés, dits de niveau III – les plus difficiles à reproduire. Des examens en laboratoire au moyen d’appareils complexes sont nécessaires pour révéler leurs caractéristiques. Il en est ainsi du système Strobo d’Oberthur Fiduciaire. La présence d’un motif caché n’est révélée qu’avec une lampe stroboscopique UV spécifique. <br />  &nbsp; <br />  La lutte entre ombre et lumière à laquelle se livrent les fabricants de billets et des faussaires au fonctionnement quasi-professionnel demande des moyens financiers très importants. Une nécessité à laquelle le britannique De La Rue Currency semble se plier avec de plus en plus de difficultés. Troisième acteur au niveau mondial, l’entreprise britannique souffre d’une <a class="link" href="https://www.lefigaro.fr/conjoncture/de-la-rue-plombe-par-le-ralentissement-de-la-demande-en-billets-de-banque-20230412">santé financière fragile</a>  et pourrait à terme avoir du mal à suivre le rythme de cette course à la sécurisation des billets de banque, tant il est indispensable de garder une bonne longueur d’avance pour garder la confiance des banques centrales et des citoyens.&nbsp;
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   <title>20% des salariés français désormais au chômage partiel</title>
   <pubDate>Thu, 02 Apr 2020 10:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
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   Dans le cadre de la réponse gouvernementale à la pandémie de coronavirus Covid-19, la prise en charge à 100% du chômage partiel et une facilitation de la mise en place de ce dispositif ont été adoptées. De quoi permettre aux entreprises de souffler alors que l’économie est à l’arrêt. Et il semblerait qu’elles aient très bien compris le message.     <div><b>4 millions de salariés au chômage partiel</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/44349078-36281553.jpg?v=1585818344" alt="20% des salariés français désormais au chômage partiel" title="20% des salariés français désormais au chômage partiel" />
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      Les chiffres ne cessent d’augmenter et les derniers en date sont très importants : le 2 avril 2020, sur France Info, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, <strong>a annoncé que 400.000 entreprises ont fait appel au gouvernement pour demander de mettre toutes ou partie de leurs équipes au chômage partiel.</strong> Un nombre qui devrait encore augmenter dans les jours qui suivent. <br />   <br />  Au total, selon le gouvernement, pas moins de 4 millions de salariés français bénéficient désormais de ce dispositif qui réduit de 16% son salaire (sauf s’il est au SMIC, auquel cas il ne perd pas de salaire). <strong>Cela représente 20% de l’ensemble des salariés de France.</strong> Pour les entreprises, c’est une aubaine : le gouvernement va rembourser les sommes versées jusqu’à 4,5 fois le SMIC.
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     <div><b>Les entreprises mises en garde contre les abus</b></div>
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      Cette situation semble toutefois inquiéter la ministre du Travail qui prévient les entreprises bénéficiant du chômage partiel : les travailleurs concernés ne doivent pas travailler. De nombreux internautes ont en effet remonté <strong>des abus de la part d’employeurs qui demandent de continuer de travailler</strong>, soit moins qu’avant, soit au même rythme. Or, une fois au chômage partiel, les salariés ne sont pas censés travailler. <br />   <br />  La ministre du Travail a donc annoncé que des contrôles seront menés et que les entreprises qui seraient fautives risquent de lourdes sanctions : <strong>elles devront rembourser l’intégralité des sommes perçues et ne pourront pas bénéficier d’aides de l’État durant une période maximum de 5 ans.</strong> Sans compter les risques encourus par les chefs d’entreprise pour qui l’amende peut atteindre 30.000 euros et être assortie d’une peine de prison de deux ans maximum. <br />   <br />  &nbsp;
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