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 <title>Economie Hebdo</title>
 <subtitle><![CDATA[L'essentiel de l'économie]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-05T11:34:55+02:00</updated>
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   <title>Retards de paiement : la France améliore ses positions dans une Europe contrastée</title>
   <updated>2026-09-16T09:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.economie-hebdo.fr/Retards-de-paiement-la-France-ameliore-ses-positions-dans-une-Europe-contrastee_a1810.html</id>
   <category term="France" />
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   <published>2026-09-17T07:59:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au premier semestre 2026, les entreprises françaises ont payé leurs factures avec un retard moyen de 12,3 jours, contre 14,1 jours en 2025, nous apprend le cabinet Altares. Ce recul notable place désormais la France sous la moyenne européenne de 13,1 jours, une première depuis trois ans. Après une dégradation continue entre 2023 et 2025, les délais de paiement reviennent à des niveaux plus sains, grâce notamment aux performances des TPE et PME.     <div><b>Un redressement spectaculaire après deux années de dégradation</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/98047740-68265913.jpg?v=1789544368" alt="Retards de paiement : la France améliore ses positions dans une Europe contrastée" title="Retards de paiement : la France améliore ses positions dans une Europe contrastée" />
     </div>
     <div>
      Au printemps 2026, un changement significatif s'opère. Les tensions financières qui pesaient sur les trésoreries depuis fin 2023 s'atténuent, nous apprend le cabinet Altares, spécialiste de la data d'entreprise, dans son dernier bilan. <strong>Les retards se réduisent de 1,8 jour en moyenne, libérant des milliards d'euros dans l'économie.</strong> Thierry Millon, directeur des études chez Altares, indique que ce printemps pourrait marquer le retour à une discipline de paiement rigoureuse. <strong>Après deux années de dérive, les entreprises françaises retrouvent leur meilleur niveau depuis trois ans et se situent sous la moyenne européenne.</strong> <br />   <br />  Pour mesurer l'ampleur de cette amélioration, il faut se rappeler les années difficiles. Au printemps 2025, certaines entreprises avaient des retards de plus de 14,4 jours, et le secteur public atteignait même 14,7 jours. Aujourd'hui, la situation s'est transformée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Près d'une entreprise sur deux paie désormais à l'heure</b></div>
     <div>
      La proportion d'entreprises respectant les échéances a nettement progressé. <strong>En 2026, 49,7% des sociétés françaises paient leurs fournisseurs à temps, contre 45,2% en 2025.</strong> Presque une entreprise sur deux honore désormais ses engagements sans retard. En parallèle, les retards de plus de 30 jours concernent seulement 7,5% des transactions, un seuil historiquement bas. <br />   <br />  Tous les segments bénéficient de cette amélioration, mais à des rythmes variés. Les retards de paiement diminuent surtout dans les structures de taille intermédiaire, souvent coincées entre les grands donneurs d'ordre et leurs propres contraintes de trésorerie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France dépasse enfin la moyenne européenne</b></div>
     <div>
      En Europe, les performances varient. Les Pays-Bas restent exemplaires, 82,7% d'entreprises payant sans retard et un délai moyen de 2,9 jours. L'Allemagne et la Belgique suivent avec des retards respectifs de 9,8 et 11,2 jours. <strong>La France, avec 12,3 jours, se situe au-dessus de ces pays mais en dessous de la moyenne européenne.</strong> <br />   <br />  À l'inverse, le Portugal est en difficulté avec 23,3 jours de retard moyen et seulement 21,2% d'entreprises réglant à temps. L'Italie (18,7 jours) et l'Irlande (16,4 jours) peinent également. L'Espagne, à 13,9 jours, est proche de la moyenne européenne mais derrière la France. Le Royaume-Uni se situe légèrement au-dessus de la France avec 12,8 jours. Cette amélioration intervient alors que d'autres pays européens, comme l'Irlande, voient leurs retards augmenter.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les petites entreprises tirent le wagon, les grandes freinent</b></div>
     <div>
      Les plus petites structures affichent la meilleure discipline. Les TPE ont un retard moyen de 11,7 jours, les PME de 10 à 49 salariés seulement 11,1 jours. <strong>Un écart de près de 8 jours les sépare des grandes entreprises de plus de 1.000 salariés, qui atteignent 19,6 jours.</strong> Les petites structures, contraintes par leur trésorerie, ne peuvent se permettre de détériorer leurs relations fournisseurs. <br />   <br />  Les entreprises de 50 à 249 salariés se situent à 12,7 jours de retard, en amélioration depuis les 14,4 jours du printemps 2025. Ce redressement reflète une réduction progressive des tensions financières.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les grands groupes et le secteur public : les mauvais élèves</b></div>
     <div>
      Les grandes entreprises exploitent leur pouvoir de négociation pour différer les paiements. Avec un retard de 19,6 jours, elles imposent un financement gratuit à leurs fournisseurs plus petits. <strong>Le secteur public n'est pas en reste, avec un retard moyen de 14 jours, soit 2,3 jours de plus que le secteur privé (11,7 jours).</strong> Les hôpitaux publics, notamment, enregistrent plus de 24 jours de retard, reflétant les difficultés budgétaires du système de santé. Comme le rapporte Le Figaro, plusieurs syndicats de fournisseurs hospitaliers alertent sur ces tensions de trésorerie menaçant leur viabilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Délais de paiement : comment expliquer ce retournement ?</b></div>
     <div>
      Thierry Millon note que la facturation électronique est un facteur clé de ce redressement. « <em>Cette amélioration survient alors que les entreprises modernisent leurs processus et améliorent la qualité de leurs données</em> », explique-t-il. L'obligation progressive de facturation électronique pousse les directions financières à automatiser leurs circuits de validation et à fiabiliser leurs systèmes d'information. <br />   <br />  La digitalisation accélère le traitement, réduit les erreurs administratives et facilite le suivi des échéances. Les logiciels de gestion automatisent les relances et calculent les pénalités de retard. <strong>Cependant, Thierry Millon reste prudent : « <em>L'Europe réduit les retards les plus sévères, mais les paiements à l'échéance n'augmentent pas</em> ».</strong> Dans un contexte économique incertain, la vigilance reste de mise pour les trésoreries des entreprises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Non-respect des délais de paiement : des sanctions record en 2018</title>
   <updated>2019-02-25T14:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.economie-hebdo.fr/Non-respect-des-delais-de-paiement-des-sanctions-record-en-2018_a1091.html</id>
   <category term="France" />
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   <published>2019-02-25T14:08:00+01:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Bercy accélère la lutte contre le non-respect des délais de paiement. En 2018, les entreprises françaises ne respectant pas les délais légaux ont écopé de 17,2 millions d’euros d’amendes.     <div><b>Délais de paiement : le retard moyen se réduit</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/31061806-29410043.jpg?v=1551101328" alt="Non-respect des délais de paiement : des sanctions record en 2018" title="Non-respect des délais de paiement : des sanctions record en 2018" />
     </div>
     <div>
      Si la discipline parfaite en termes de délais de paiement se fait toujours attendre en France, le pays semble néanmoins avoir emprunté la voie du progrès. Au deuxième trimestre 2018, le retard de paiement moyen s’est établi à 10,7 jours, contre 12,6 jours début 2016. <br />   <br />  Et même si l’existence d’un lien de cause à effet n’est pas certaine, on peut supposer que les sanctions « exemplaires » prononcées ces dernières années y sont pour quelque chose. Bercy semble d’ailleurs mettre les bouchées doubles, puisqu’en 2018 ses agents ont notifié 263 décisions de sanction pour un montant total de 17,2 millions d’euros, contre 155 décisions et 8,6 millions d’euros en 2017. À noter que même les entreprises publiques n’échappent pas à la vigilance de Bercy, puisque 107 d’entre elles ont été contrôlées, dont 7 se sont vu notifier des amendes pour un montant de 1,1 millions d’euros.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Règlement tardif des fournisseurs : Amazon et Huawei écopent de l’amende maximum</b></div>
     <div>
      Parmi les entreprises ayant écopé du montant d’amende maximum (375 000 euros), il y a Amazon France Logistique, Huawei Technologies France, Fraikin France (location de véhicules utilitaires pour les professionnels) ou encore Econocom-Osiatis (fourniture de services numériques aux entreprises). Des amendes importantes ont également été prononcées à l’encontre de Distribution Leader Price SNC (340 000 euros), Cdiscount (310 000 euros), Danone Produits Frais France (300 000 euros) et le Groupe Lucien Barrière (le célèbre opérateur de casinos, 330 000 euros). <br />   <br />  Le règlement tardif des fournisseurs par les donneurs d'ordre est un grand problème en France. Selon le cabinet Altares, 32% des entreprises subissent des retards de règlement, et le phénomène est à l’origine d’une défaillance sur trois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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