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  <title>Economie Hebdo</title>
  <description><![CDATA[L'essentiel de l'économie]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-26T23:23:12+01:00</dc:date>
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   <title>Émeutes 2026 : 1,2 milliard d'euros de pertes pour les assureurs</title>
   <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 09:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les émeutes d'octobre 2026 ont coûté 1,2 milliard d'euros aux assureurs en 48 heures, soit 50% de plus qu'en 2023 en quatre fois moins de temps. Face à cette escalade, les compagnies menacent de se retirer du marché et appellent l'État à assumer ses responsabilités régaliennes. Un dispositif de couverture obligatoire adossé à une garantie d'État de 4 milliards d'euros est en préparation, mais ne couvre pas rétroactivement les dégâts récents.     <div><b>Dégâts liés aux émeutes : 1,2 milliard d'euros en deux jours</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/98457164-68661953.jpg?v=1792670737" alt="Émeutes 2026 : 1,2 milliard d'euros de pertes pour les assureurs" title="Émeutes 2026 : 1,2 milliard d'euros de pertes pour les assureurs" />
     </div>
     <div>
      Les violences urbaines de la mi-octobre 2026 ont imposé un stress-test involontaire au secteur assurantiel français. <strong>Avec 1,2 milliard d'euros de sinistres en 48 heures, soit 50% de plus que les émeutes de 2023 en quatre fois moins de temps, les assureurs font face à une question existentielle : disposent-ils des ressources pour absorber une répétition de tels événements ?</strong> Les déclarations du PDG d'Axa suggèrent que ce n'est pas le cas. <br />   <br />  Le week-end des 17 et 18 octobre 2026 a provoqué des dégâts d'une ampleur inédite. Selon Morningstar DBRS, les pertes assurées atteindraient 1,2 milliard d'euros pour un événement limité à 48 heures. Ce montant dépasse de 50% les 798 millions d'euros enregistrés lors des émeutes de juillet 2023, qui s'étaient pourtant étalées sur huit jours. Au moins 3.000 commerces ont été endommagés à travers le territoire, a fait savoir le ministre du Commerce Serge Papin. <br />   <br />  La comparaison avec les émeutes de 2023 révèle une accélération préoccupante de la sinistralité. En 2023, huit jours d'émeutes avaient généré une facture de 798 millions d'euros, soit environ 100 millions par jour. En 2026, le ratio atteint 600 millions par jour. <strong>L'intensité des violences s'est multipliée par six en trois ans. Les Gilets jaunes, en 2018-2019, avaient coûté 256 millions d'euros sur plusieurs mois, un montant aujourd'hui dépassé en quelques heures.</strong> L'insécurité structurelle pèse désormais directement sur la stabilité financière du secteur. <br />   <br />  Marcos Alvarez, analyste chez Morningstar DBRS, pointe un facteur aggravant : « <em>Les émeutes deviennent comme des catastrophes naturelles en France, avec un événement coûtant plusieurs centaines de millions d'euros attendu chaque année</em> ». L'inflation a renchéri le coût des réparations et du remplacement des marchandises. <strong>Un sinistre identique en volume coûte aujourd'hui 15 à 20% plus cher qu'en 2023.</strong> Les assureurs doivent provisionner davantage pour couvrir des risques dont la fréquence et la sévérité augmentent simultanément.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Menaces de retrait du marché : quand les assureurs disent non</b></div>
     <div>
      Face à cette escalade, plusieurs compagnies ont déjà restreint leur exposition. <strong>Depuis 2018, certains assureurs excluent les dommages liés aux grèves, émeutes et mouvements populaires (SRCC) de leurs contrats standards. Les garanties restent optionnelles, donc souvent délaissées par les assurés qui jugent le risque improbable.</strong> Résultat : de nombreux commerçants découvrent aujourd'hui qu'ils ne seront pas indemnisés. <br />   <br />  Thomas Buberl, directeur général d'Axa, a lancé un avertissement sans précédent sur BFM Business le 19 octobre 2026 : « <em>L'assurance peut aider dans la réparation. Si ça arrive une fois, on peut aider à réparer. Mais si ça se répète, l'assurance n'est pas là pour protéger. L'État doit vraiment prendre son mandat de la sécurité interne au sérieux</em> ». Cette déclaration marque une rupture. Jamais un dirigeant d'assureur n'avait publiquement remis en cause la capacité du secteur à indemniser les victimes d'émeutes. La menace de retrait du marché n'est plus théorique. <br />   <br />  Le secteur assurantiel français gère environ 2.800 milliards d'euros d'actifs. Une sinistralité annuelle de 1 à 2 milliards d'euros liée aux émeutes représente certes une fraction modeste de ce montant, mais la concentration géographique et temporelle des sinistres crée un choc de liquidité. <strong>Les assureurs doivent mobiliser rapidement des capitaux pour indemniser des milliers de sinistrés simultanément. La répétition prévisible de tels événements érode progressivement les marges et rend le risque non-assurable selon les critères actuariels classiques.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Couverture obligatoire : une solution ou un pansement ?</b></div>
     <div>
      <strong>Face à l'impasse, le gouvernement prépare une réforme majeure. Un dispositif de couverture obligatoire des émeutes doit être intégré dans tous les contrats d'assurance dommages.</strong> La Caisse centrale de réassurance (CCR) apporterait une garantie d'État plafonnée à 4 milliards d'euros. Les assureurs contribueraient à hauteur de 1,5% maximum des primes encaissées pour les dommages aux véhicules, habitations et biens professionnels. <br />   <br />  <strong>Ce mécanisme s'inspire du régime des catastrophes naturelles, où l'État intervient en réassureur en dernier ressort.</strong> Mais plusieurs obstacles subsistent. Le dispositif attend l'approbation de la Commission européenne et n'est pas rétroactif. Les dégâts d'octobre 2026 ne seront donc pas couverts par ce système. Stéphane Choisez, avocat spécialiste du droit des assurances, prévient : « Les pillages et les incendies ne seront pas tous indemnisés. Certains le seront par les assurances, d'autres par l'État. Ce sera du cas par cas ». La complexité administrative risque de retarder les indemnisations pendant des mois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Le coût des défaillances régaliennes de l'État transféré vers le privé ?</b></div>
     <div>
      L'intervention de l'État soulève une question d'aléa moral. <strong>En garantissant systématiquement les pertes liées aux émeutes, l'État n'incite-t-il pas les assureurs à sous-estimer le risque ? Inversement, en ne garantissant pas suffisamment la sécurité publique, l'État ne transfère-t-il pas sur le secteur privé le coût de ses défaillances régaliennes ?</strong> Les commerces de détail, déjà fragilisés par la conjoncture, subissent de plein fouet ces arbitrages institutionnels. <br />   <br />  La normalisation des émeutes comme risque récurrent transforme le paysage assurantiel français. Si un événement de cette ampleur se répète chaque année, le secteur devra provisionner entre 1 et 2 milliards d'euros annuels supplémentaires. Cette charge se répercutera inévitablement sur les primes de tous les assurés, y compris ceux qui ne sont jamais touchés par les violences. <strong>La mutualisation du risque atteint ses limites lorsque la fréquence des sinistres devient prévisible. Les assureurs pourraient exiger des hausses de primes de 5 à 10% sur les contrats professionnels dans les zones urbaines sensibles, accélérant ainsi la désertification commerciale de ces territoires.</strong> La viabilité du modèle français d'assurance dommages, fondé sur la solidarité et la mutualisation, se trouve directement menacée par cette nouvelle réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Défaillances d'entreprises : les faillites ralentissent, les risques persistent</title>
   <pubDate>Thu, 15 Oct 2026 09:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le troisième trimestre 2026 marque un ralentissement inédit des défaillances d'entreprises (+0,5%), après trois années de hausse accélérée. Pourtant, sur douze mois glissants, la France enregistre un record absolu de 72.000 entreprises en défaillance, révélant une fragilité structurelle persistante du tissu économique malgré les signaux d'amélioration conjoncturelle.     <div><b>Défaillances d'entreprises : ralentissement ou essoufflement ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/98367501-68577964.jpg?v=1791964838" alt="Défaillances d'entreprises : les faillites ralentissent, les risques persistent" title="Défaillances d'entreprises : les faillites ralentissent, les risques persistent" />
     </div>
     <div>
      Les données publiées par Altares montrent 14.652 défaillances au troisième trimestre 2026, avec une croissance annuelle de 0,5%, le chiffre le plus bas depuis 2022. <strong>Malgré cela, septembre 2026 a atteint un record mensuel avec 7.100 nouvelles procédures, soit environ 240 entreprises placées sous procédure chaque jour ouvré.</strong>&nbsp;Si l'emballement semble maîtrisé, des inquiétudes subsistent, notamment pour les secteurs dépendant des dépenses des ménages, observe&nbsp;Thierry Millon, directeur des études chez Altares.&nbsp;Entre juillet et septembre 2026, environ 1.100 entreprises par semaine se sont retrouvées en procédure collective. <br />   <br />  Le cumul annuel glissant révèle néanmoins une situation alarmante avec 72.000 défaillances, un sommet jamais atteint dans les statistiques françaises. <strong>Bien que le rythme trimestriel ralentisse, l'accumulation des fragilités atteint des niveaux historiques.</strong> Les emplois menacés s'élèvent à 50.510 au troisième trimestre 2026, en baisse de 3% sur un an, mais le poids des fragilités ne faiblit pas. Thierry Millon, le directeur d'études d'Altares, prévient que si le pic des défaillances est peut-être passé, celui de la fragilité financière persiste, et un redressement économique véritable est encore lointain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les fractures du tissu économique : démographie et secteurs en crise</b></div>
     <div>
      <strong>Les microentreprises comptant moins de trois salariés représentent 75% des procédures collectives, soit 10.960 défaillances, en augmentation de 2,9% sur un an.</strong> Ces structures, souvent sous-capitalisées, sont vulnérables aux chocs de trésorerie. Les jeunes entreprises de moins de six ans sont également touchées : 42% des jugements prononcés concernent cette catégorie. Selon Altares, près d'une entreprise en difficulté sur deux n'a pas dépassé ses trois premières années d'existence. <br />   <br />  <strong>Dans le secteur de la construction, un recul est observé avec 3.452 défaillances, en baisse de 3,1% sur un an, tandis que la restauration connaît une hausse inquiétante avec 1.694 défaillances, soit une augmentation de 10%.</strong> Les ménages, confrontés à l'inflation énergétique, réduisent leurs dépenses, impactant sévèrement les commerces de proximité et les services B2C.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Redressement judiciaire vs liquidation : retour à l'équilibre ou illusion ?</b></div>
     <div>
      Les redressements judiciaires ont augmenté de 4,2%, représentant 31,2% du total des procédures, tandis que les liquidations directes ont baissé de 1,2%. Altares évoque un retour à une configuration normale des défaillances, mais la question demeure : le redressement est-il un réel sauvetage ou un simple report de faillite ? <strong>Les grands employeurs, bien que peu nombreux (48 au troisième trimestre 2026), concentrent 20% des emplois menacés, soit environ 10.000 postes.</strong> <br />   <br />  Selon Thierry Millon, le véritable enjeu réside dans la capacité des entreprises à restaurer durablement leurs marges et leurs fonds propres pour retrouver leur potentiel d'investissement. Trois scénarios pourraient se concrétiser en 2027 : une reconstitution progressive des marges, un maintien des tensions sous l'effet de la concurrence et de la demande faible ou un nouveau choc exogène précipitant une nouvelle vague de défaillances. <br />   <br />  <strong>En 2026, la France vit un paradoxe : un apaisement cyclique trimestriel, mais une accumulation record de fragilités sur douze mois.</strong> Dans ce contexte, les entreprises évoluent dans un environnement incertain, où chaque mois apporte son lot de nouvelles procédures malgré un ralentissement apparent. La stabilisation n'équivaut pas à une guérison.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Bio : 15,5 % des professionnels contrôlés épinglés par la DGCCRF</title>
   <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 20:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le bio retrouve de l’élan, mais la valeur attachée au label continue d’attirer les pratiques trompeuses. Le dernier bilan de la DGCCRF montre que 15,5% des plus de 4.800 professionnels contrôlés en 2024 et 2025 ont fait l’objet de suites correctives ou répressives, sans que ce taux puisse être extrapolé à l’ensemble du marché.     <div><b>Bio : la DGCCRF cible les maillons les plus exposés</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/98234440-68453228.jpg?v=1790879539" alt="Bio : 15,5 % des professionnels contrôlés épinglés par la DGCCRF" title="Bio : 15,5 % des professionnels contrôlés épinglés par la DGCCRF" />
     </div>
     <div>
      Le 1er octobre 2026, la Répression des fraudes a détaillé ses contrôles sur l’alimentation durable. Dans le bio, les enquêteurs ont suivi toute la chaîne, de la production à la distribution, en passant par la transformation et la restauration collective. <strong>Sur plus de 4.800 professionnels contrôlés en 2024 et 2025, 15,5% ont fait l’objet de mesures correctives ou répressives.</strong> Il est néanmoins important de tenir à l'esprit que ses interventions reposent sur un ciblage préalable des opérateurs jugés plus susceptibles de présenter des anomalies. Le ratio de 15,5% n’est donc pas un taux de fraude du marché français, mais un indicateur des pratiques détectées dans les zones où la surveillance est concentrée. <br />   <br />  Les manquements vont de l’absence de certification ou de déclaration auprès de l’Agence Bio à la vente de produits conventionnels sous une présentation biologique. <strong>La DGCCRF cite notamment un producteur qui commercialisait plusieurs tonnes de champignons conventionnels, achetés à un grossiste, en parallèle de sa production certifiée bio.</strong> <br />   <br />  Dans un supermarché, un rayon de boucherie affichait une promesse de viande bovine bio et française. Or, aucune barquette contrôlée n’était biologique, et seule la moitié de la viande était d’origine française. Les enquêteurs ont aussi relevé chez certains transformateurs des additifs interdits en bio et des stockages susceptibles d’entraîner des mélanges avec des références conventionnelles. <br />   <br />  Pour les entreprises en règle, ces écarts ont une portée concurrentielle : le label justifie souvent un prix supérieur et repose sur une promesse vérifiable faite au consommateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Répression des fraudes durcit sa réponse aux pratiques trompeuses</b></div>
     <div>
      « <em>La tendance, c’est un peu moins de pédagogie, un peu plus d’injonctions de mise en conformité</em> », a expliqué Ambroise Pascal, délégué à la transition écologique à la DGCCRF. La fermeté reste graduée. Un petit fabricant de confiture « châtaigne vanille bio » a été invité à corriger son étiquette après que les agents eurent constaté qu’un seul ingrédient était biologique. <strong>À l’inverse, des tromperies caractérisées peuvent conduire à des sanctions pénales. La DGCCRF estime que le différentiel de prix du bio crée « <em>un risque de fraude important</em> ».</strong> <br />   <br />  Le sujet intervient alors que la demande se redresse. Le marché du bio a progressé de 3,6% en 2025. <strong>Un baromètre publié le 28 septembre 2026 par l’Agence Bio indique aussi que 31% des 874 entreprises de transformation interrogées ont vu leur chiffre d’affaires bio progresser entre 2024 et 2025, tandis que 37% l’ont maintenu stable.</strong> Ce contexte accroît l’enjeu économique attaché à la confiance dans le label.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Alimentation bio : les cantines elles aussi sous surveillance</b></div>
     <div>
      Plus de 600 cantines ont été contrôlées en 2024 et 2025 ; 11% des professionnels concernés ont fait l’objet de suites correctives ou répressives. Plus de 115 avertissements ont aussi été adressés à des collectivités, gestionnaires ou prestataires, souvent en raison d’une mauvaise connaissance de la réglementation. <br />   <br />  <strong>Depuis la loi de 2018, les cantines doivent proposer au moins 50% de produits répondant à des critères de qualité ou de durabilité, dont 20% de bio. En 2024, la part réellement constatée n’était que de 11,8%.</strong> Dans une cantine municipale, l’examen de deux semaines de menus a montré qu’un quart des plats présentés comme bio ne l’étaient pas. Ailleurs, un signalement interne a révélé l’usage frauduleux du label pour du pain ; le fournisseur a été sanctionné de 60.000 euros.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Répression des fraudes étend le contrôle au greenwashing</b></div>
     <div>
      En 2025, plus de 460 professionnels des fruits, légumes et vins ont été contrôlés sur leurs allégations environnementales ; environ 10% ont fait l’objet de suites correctives ou répressives. Les agents ont notamment vérifié les mentions liées aux pesticides, aux OGM, à la Haute Valeur Environnementale et aux labels privés. <br />   <br />  La DGCCRF a relevé le cas d’un vendeur en ligne revendiquant une « culture raisonnée » sans pouvoir l’étayer. <strong>En 2024, 200 professionnels des produits végétaux ont également été contrôlés et environ 10% ont fait l’objet de suites.</strong> Pour les acteurs du bio, l’enjeu consiste désormais à documenter chaque promesse environnementale utilisée comme argument commercial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Disney+ : les abonnements payants vont-ils vraiment recevoir de la pub ?</title>
   <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nicolas Egon</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Disney+ a clarifié sa politique publicitaire après avoir suscité l'inquiétude de ses abonnés : les formules Standard et Premium à 10,99 et 15,99 euros ne recevront pas de coupures publicitaires classiques en plein programme, mais pourront afficher des contenus promotionnels périphériques. Une distinction qui reflète la transformation du secteur du streaming, où Netflix et Amazon adoptent des stratégies similaires pour diversifier leurs revenus sans perdre leurs abonnés premium.     <div><b>La nouvelle définition du « sans publicité »</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/98122007-68327357.jpg?v=1790150668" alt="Disney+ : les abonnements payants vont-ils vraiment recevoir de la pub ?" title="Disney+ : les abonnements payants vont-ils vraiment recevoir de la pub ?" />
     </div>
     <div>
      Depuis novembre 2022, le paysage du streaming a été bouleversé avec l'arrivée de la publicité dans des offres autrefois réservées aux abonnements économiques. Des plateformes comme Disney+, Netflix et Amazon redéfinissent le concept de « sans pub », en différenciant les interruptions publicitaires des contenus promotionnels. L'annonce de Disney+ sur l'intégration de publicités dans toutes ses formules a suscité de vives réactions, avant que la plateforme ne précise sa position le 22 septembre 2026. Cette polémique reflète un changement profond du modèle économique du streaming. <br />   <br />   <br />  <!-- wp:paragraph --> Les plateformes de streaming ont longtemps misé sur une expérience sans interruption publicitaire. Netflix, par exemple, s'est fermement opposé à toute forme de publicité, arguant que les abonnés payaient pour une expérience ininterrompue. Disney+, lancé en 2019, partageait cette vision, positionnant l'absence de publicité comme un gage de qualité face à la télévision traditionnelle. <br />   <br />   <br />  <!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --> En novembre 2022, Netflix a introduit en France une formule avec publicité, marquant un tournant. Bien que les offres existantes soient maintenues, une nouvelle option subventionnée par la publicité a vu le jour. Disney+ a suivi en novembre 2023 avec une offre à 5,99 euros par mois, incluant quatre minutes de publicité par heure. Les abonnements premium restent cependant sans interruption, ce qui a été accepté par le public tant que les offres haut de gamme sont préservées. <br />   <br />   <br />  <!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --> En juin 2026, Disney+ a ajusté ses conditions pour inclure des publicités dans toutes ses formules. Les utilisateurs ont réagi vivement. À la suite de cela, <a class="link" href="https://www.01net.com/actualites/disney-la-publicite-arrive-dans-tous-les-abonnements-sans-exception.html" target="_blank">Disney+ a clarifié</a>  : les formules Standard et Premium ne comporteront pas de coupures classiques, mais pourront inclure des contenus promotionnels et des annonces autour des programmes. <br />  <!-- /wp:paragraph -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Enjeux financiers du streaming et pression publicitaire</b></div>
     <div>
      <!-- wp:paragraph -->Le streaming atteint une saturation, avec une croissance des abonnés en ralentissement depuis 2023. Les plateformes doivent maintenant maximiser les revenus par utilisateur, les hausses de tarifs ne suffisant plus face aux coûts croissants des contenus originaux. <br />   <br />   <br />  <!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --> Avec la baisse d'audience de la télévision et la montée des bloqueurs de pub en ligne, les annonceurs se tournent vers le streaming pour toucher une audience captive. Pour les plateformes, diversifier les revenus avec des publicités devient crucial, car elles offrent des marges supérieures aux abonnements. <br />  <!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --> Disney+ cherche à équilibrer revenus publicitaires et satisfaction des abonnés. L'offre Standard à 6,99 euros attire les consommateurs sensibles au prix, tandis que les formules Standard et Premium préservent l'expérience sans coupures, tout en incluant des contenus promotionnels autour des programmes. <a class="link" href="https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/disney-annonce-inclure-des-publicites-dans-toutes-ses-formules-y-compris-les-plus-cheres-22-09-2026-H4GPZGXLEJCR7PFLEM3F5MVME4.php" target="_blank">Cette distinction subtile</a>  permet de monétiser sans renier la promesse d'une expérience sans interruption. <br />  <!-- /wp:paragraph --> <br />   <br />  <!-- wp:paragraph --> Netflix a adopté une approche similaire, exemptant ses abonnements Standard et Premium de publicités dans le contenu traditionnel, mais autorisant celles-ci lors d'événements en direct comme les matchs sportifs. Ces formats sont considérés comme plus proches de la télévision événementielle. <br />  <!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --> Malgré son coût réduit, l'offre avec publicité de Netflix a du mal à séduire, en raison de restrictions telles que la qualité vidéo limitée. Les abonnés premium préfèrent une expérience sans interruption, même à un prix plus élevé. Netflix optimise donc ses revenus publicitaires tout en maintenant la valeur perçue des offres haut de gamme. <br />  <!-- /wp:paragraph -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trois modèles pour l'avenir du streaming</b></div>
     <div>
      <!-- wp:paragraph -->Disney+ envisage de lancer une formule gratuite financée par la publicité dans certains pays, à l'image de YouTube, pour attirer un public réfractaire aux abonnements payants, transformant ainsi la plateforme en un modèle hybride. L'offre Standard évolue : elle reste sans coupures dans les programmes principaux mais accepte des contenus promotionnels périphériques, comme des annonces sponsorisées ou des publicités lors d'événements en direct. <a class="link" href="https://actus.sfr.fr/guide-et-comparatif/streaming-vod/disney-la-plateforme-va-t-elle-vraiment-ajouter-des-pubs-a-tous-les-abonnements_AN-202409220005.html" target="_blank">Les abonnés acceptent ces compromis</a>  si l'expérience de visionnage reste satisfaisante. <br />   <br />   <br />  <!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --> Les formules Premium, plus chères, continueront-elles à offrir une expérience totalement sans publicité ? Pour justifier leur coût, elles doivent proposer des avantages comme la qualité 4K ou l'absence totale de publicité, mais la pression économique pourrait à terme altérer cette promesse. La clarification apportée par Disney+ met en lumière une transformation du secteur. La distinction entre « sans coupures publicitaires » et « sans publicité totale » traduit une nouvelle réalité économique. Les plateformes cherchent à maximiser leurs revenus sans perdre d'abonnés, tandis que les utilisateurs doivent s'adapter à un streaming premium en constante évolution. <br />  <!-- /wp:paragraph -->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Retards de paiement : la France améliore ses positions dans une Europe contrastée</title>
   <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 07:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[France]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Au premier semestre 2026, les entreprises françaises ont payé leurs factures avec un retard moyen de 12,3 jours, contre 14,1 jours en 2025, nous apprend le cabinet Altares. Ce recul notable place désormais la France sous la moyenne européenne de 13,1 jours, une première depuis trois ans. Après une dégradation continue entre 2023 et 2025, les délais de paiement reviennent à des niveaux plus sains, grâce notamment aux performances des TPE et PME.     <div><b>Un redressement spectaculaire après deux années de dégradation</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.economie-hebdo.fr/photo/art/default/98047740-68265913.jpg?v=1789544368" alt="Retards de paiement : la France améliore ses positions dans une Europe contrastée" title="Retards de paiement : la France améliore ses positions dans une Europe contrastée" />
     </div>
     <div>
      Au printemps 2026, un changement significatif s'opère. Les tensions financières qui pesaient sur les trésoreries depuis fin 2023 s'atténuent, nous apprend le cabinet Altares, spécialiste de la data d'entreprise, dans son dernier bilan. <strong>Les retards se réduisent de 1,8 jour en moyenne, libérant des milliards d'euros dans l'économie.</strong> Thierry Millon, directeur des études chez Altares, indique que ce printemps pourrait marquer le retour à une discipline de paiement rigoureuse. <strong>Après deux années de dérive, les entreprises françaises retrouvent leur meilleur niveau depuis trois ans et se situent sous la moyenne européenne.</strong> <br />   <br />  Pour mesurer l'ampleur de cette amélioration, il faut se rappeler les années difficiles. Au printemps 2025, certaines entreprises avaient des retards de plus de 14,4 jours, et le secteur public atteignait même 14,7 jours. Aujourd'hui, la situation s'est transformée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Près d'une entreprise sur deux paie désormais à l'heure</b></div>
     <div>
      La proportion d'entreprises respectant les échéances a nettement progressé. <strong>En 2026, 49,7% des sociétés françaises paient leurs fournisseurs à temps, contre 45,2% en 2025.</strong> Presque une entreprise sur deux honore désormais ses engagements sans retard. En parallèle, les retards de plus de 30 jours concernent seulement 7,5% des transactions, un seuil historiquement bas. <br />   <br />  Tous les segments bénéficient de cette amélioration, mais à des rythmes variés. Les retards de paiement diminuent surtout dans les structures de taille intermédiaire, souvent coincées entre les grands donneurs d'ordre et leurs propres contraintes de trésorerie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France dépasse enfin la moyenne européenne</b></div>
     <div>
      En Europe, les performances varient. Les Pays-Bas restent exemplaires, 82,7% d'entreprises payant sans retard et un délai moyen de 2,9 jours. L'Allemagne et la Belgique suivent avec des retards respectifs de 9,8 et 11,2 jours. <strong>La France, avec 12,3 jours, se situe au-dessus de ces pays mais en dessous de la moyenne européenne.</strong> <br />   <br />  À l'inverse, le Portugal est en difficulté avec 23,3 jours de retard moyen et seulement 21,2% d'entreprises réglant à temps. L'Italie (18,7 jours) et l'Irlande (16,4 jours) peinent également. L'Espagne, à 13,9 jours, est proche de la moyenne européenne mais derrière la France. Le Royaume-Uni se situe légèrement au-dessus de la France avec 12,8 jours. Cette amélioration intervient alors que d'autres pays européens, comme l'Irlande, voient leurs retards augmenter.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les petites entreprises tirent le wagon, les grandes freinent</b></div>
     <div>
      Les plus petites structures affichent la meilleure discipline. Les TPE ont un retard moyen de 11,7 jours, les PME de 10 à 49 salariés seulement 11,1 jours. <strong>Un écart de près de 8 jours les sépare des grandes entreprises de plus de 1.000 salariés, qui atteignent 19,6 jours.</strong> Les petites structures, contraintes par leur trésorerie, ne peuvent se permettre de détériorer leurs relations fournisseurs. <br />   <br />  Les entreprises de 50 à 249 salariés se situent à 12,7 jours de retard, en amélioration depuis les 14,4 jours du printemps 2025. Ce redressement reflète une réduction progressive des tensions financières.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les grands groupes et le secteur public : les mauvais élèves</b></div>
     <div>
      Les grandes entreprises exploitent leur pouvoir de négociation pour différer les paiements. Avec un retard de 19,6 jours, elles imposent un financement gratuit à leurs fournisseurs plus petits. <strong>Le secteur public n'est pas en reste, avec un retard moyen de 14 jours, soit 2,3 jours de plus que le secteur privé (11,7 jours).</strong> Les hôpitaux publics, notamment, enregistrent plus de 24 jours de retard, reflétant les difficultés budgétaires du système de santé. Comme le rapporte Le Figaro, plusieurs syndicats de fournisseurs hospitaliers alertent sur ces tensions de trésorerie menaçant leur viabilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Délais de paiement : comment expliquer ce retournement ?</b></div>
     <div>
      Thierry Millon note que la facturation électronique est un facteur clé de ce redressement. « <em>Cette amélioration survient alors que les entreprises modernisent leurs processus et améliorent la qualité de leurs données</em> », explique-t-il. L'obligation progressive de facturation électronique pousse les directions financières à automatiser leurs circuits de validation et à fiabiliser leurs systèmes d'information. <br />   <br />  La digitalisation accélère le traitement, réduit les erreurs administratives et facilite le suivi des échéances. Les logiciels de gestion automatisent les relances et calculent les pénalités de retard. <strong>Cependant, Thierry Millon reste prudent : « <em>L'Europe réduit les retards les plus sévères, mais les paiements à l'échéance n'augmentent pas</em> ».</strong> Dans un contexte économique incertain, la vigilance reste de mise pour les trésoreries des entreprises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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